Un aéro-tram à la Citadelle?
LIEGE La mobilité autour du CHR reste chaotique. L’installation d’un téléphérique coûterait environ 30 millions.
Un aéro-tram, une liaison avec l’autoroute, un parking-relais et un plan de circulation corrigé : l’hôpital de la Citadelle met la pression sur les autorités publiques et veut une réponse à ses éternels problèmes de mobilité.
Malgré un plan de mobilité mis en œuvre depuis sept ans, la situation est encore loin d’être idyllique autour du centre hospitalier de la Citadelle. Si l’abonnement gratuit au TEC et à la SNCB pour le personnel et les navettes Citabus, alliées au parking du Kinepolis, ont quelque peu contribué à améliorer les choses, c’est encore loin d’être suffisant. « Nous disposons plus ou moins de 2.000 places de parking, à partager quotidiennement entre 6.000 personnes, détaille Luc Tonon, responsable du projet mobilité pour la Citadelle. Certaines mesures ont porté leurs fruits, mais elles ont été annihilées par l’augmentation du personnel – + 14 % entre 2004 et 2012 – et de la fréquentation de l’hôpital. »
Pour M. Tonon, il faut donc remettre l’ouvrage sur le métier. En demandant à la Ville de s’atteler au plus vite aux corrections à apporter au plan de circulation, à la Société régionale wallonne des transports de concrétiser tout aussi rapidement le parking-relais à la sortie de la E313, et surtout au SPW d’offrir à l’hôpital une liaison directe avec l’autoroute, comme il se prépare à le faire pour le futur hôpital du CHC à Glain. « C’est un projet que peu de personnes soutiennent mais il n’est pas abandonné pour autant. Il figure d’ailleurs toujours au plan de secteur et des expropriations ont même déjà eu lieu dans les années 70 », rappelle le responsable mobilité. Une bonne manière de mettre la pression sur… le téléphérique, rebaptisé aujourd’hui aéro-tram, et présenté comme seule alternative à la liaison autoroutière.
« En France, l’aéro-tram est déjà intégré aux réflexions des urbanistes, insiste Luc Tonon. L’idée serait de le faire partir du parking-relais à installer à la sortie de l’autoroute, avec un arrêt à l’hôpital, et une arrivée sur la place des Déportés. » Un projet qui serait tout bénéfice pour la Citadelle, qui résoudrait ainsi une grosse partie de son problème de mobilité, mais surtout pour la Ville, estime M. Tonon, poussant ainsi les autorités de la Cité ardente et de la Province à faire avancer ce dossier qui semble aujourd’hui au point mort, en attente d’une étude de préfaisabilité promise, mais toujours attendue.



