«L’optique des petits salons est de toucher un public d’amateurs»
A côté des grosses foires bien huilées des grandes enseignes, c’est par dizaines que des foires au vin sont organisées dans tout le pays. Elles ciblent plus volontiers l’amateur éclairé ou le néophyte en mal d’initiation. À l’instar du salon du vin de Remouchamps (province de Liège), qui organisera en mars prochain sa 19ème édition. L’un des organisateurs, Steve Vanhoof, répond à nos questions.
Comment vous différenciez-vous des foires organisées dans la grande distribution ?
Notre approche est totalement différente. Les grandes surfaces négocient de grandes quantités de bouteilles à des prix sacrifiés. L’optique des petits salons est de toucher un public d’amateurs. Nous sommes nous-mêmes des bénévoles, passionnés de vin. Et les bénéfices du salon servent à financer des activités sportives ou culturelles locales.
Sur quels critères les vignerons sont-ils choisis ?
Nous voulons mettre directement en contact les visiteurs et des producteurs-récoltants, qui prennent le temps de parler de leurs produits. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de bons vins dans les grandes surfaces. Mais dans les fêtes du vin, la garantie de qualité s’installe automatiquement. Notre public est très fidèle. Si le produit d’un vigneron n’est pas bon, le visiteur s’en détournera vite et ce producteur n’aura plus aucun intérêt à faire un déplacement souvent long pour un retour insuffisant.
Quel est le profil du visiteur ?
C’est un salon pour des personnes qui souhaitent acheter du vin. Les touristes venus pour la beuverie sont rares chez nous. Par contre, on constate la présence croissante de visiteurs jeunes, venus pour s’initier et mieux comprendre le vin.



