Syrie: les États-Unis veulent des garanties de la bonne volonté d’Assad
John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov doivent se voir jeudi en fin d’après-midi afin de parler du plan russe de démantèlement de l’arsenal chimique syrien. Mais le doute subsiste quant à la bonne volonté de Bachar al-Assad.
Alors que le Secrétaire d’Etat américain John Kerry est arrivé à Genève ce matin afin de parler avec son homologue russe du plan de désarmement syrien, Sergueï Lavrov a insisté sur cette chance d’éviter les frappes militaires : « Il y a une chance pour la paix en Syrie et il ne faut pas la laisser passer », a-t-il déclaré lors d’une visite au Kazakshtan.
Lavrov et Kerry doivent se rencontrer jeudi en fin d’après-midi à Genève pour aborder le plan de contrôle des armes chimiques en Syrie, remis par la Russie aux Etats-Unis. Cette initiative semble éloigner la perspective de frappes contre le régime syrien, accusé d’être responsable d’une attaque chimique perpétrée le 21 août près de Damas, qui a fait plusieurs centaines de morts.
Les Russes et Assad sont-ils sérieux ?
« Aujourd’hui, la Russie prend des mesures diplomatiques de manière active pour prévenir une intervention militaire extérieure, qui conduirait à déstabiliser davantage la situation dans ce pays et dans la région dans son ensemble », a ajouté Lavrov. Mais les Occidentaux veulent des garanties de la bonne volonté de Damas. A savoir, que Bachar al-Assad « déclare au plus vite l’intégralité de son arsenal », selon un membre du Département d’Etat US.
John Kerry est arrivé à Genève avec une armada d’experts en désarmement et armes chimiques. L’objectif est « de voir si en fait il y a une voie crédible pour aller de l’avant, si les Russes sont sérieux dans ce qu’ils disent et, plus important, si Assad est sérieux dans ce qu’il dit », a déclaré un responsable au Monde. « Nous allons parler avec les Russes de l’étendue du problème, des différentes modalités de destruction de ces armes, des centres de production, des diverses installations ».
« Il y a des choses spécifiques que nous pouvons demander »
La proposition russe ne cache pas le scepticisme des Occidentaux quant à la volonté de Damas, ainsi que celle de Moscou, de réellement désarmé le régime d’al-Assad. Sans même parler de la faisabilité d’un tel désarmement dans un pays en guerre. « Il y a des choses spécifiques que nous pouvons demander pour voir si elles sont accomplies rapidement et avoir une première impression quant à la réalité de tout ceci, » a ajouté ce responsable américain au Monde. « Ceci inclut qu’ils déclarent au plus vite l’intégralité de leur arsenal ».
Pour le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, favorable à des frappes sur la Syrie, tout cela n’est qu’une mise en scène pour gagner du temps. Selon lui, « le régime d’Assad n’a tenu aucune de ses promesses, il a gagné du temps pour de nouveaux massacres et c’est ce qu’il continue de faire », a-t-il dit dans un discours prononcé à Istanbul. « Nous doutons que les promesses concernant les armes chimiques soient tenues ».
Vos réactions
Voir toutes les réactions Les USA n'ont aucun intéret dans cette région si ce n'est qu'ils revent toujours donner l'occasion aux gens de créér une démocratie, reve bien souvent écrasé par la réalité. Comme ni Assad ni la rébellion ne représente un movement démocratique, s'ils interviennent ce serait pour une raison humanitaire comme arreter l'emploi de gaz.
Hier sur Arte, qui n'est pas un site conspirationniste, au magazine 28' à 20h "Les raison de la guerre en Syrie" On explique clairement que c'est le Qatar qui par crainte de difficulté d'acheminement de son gaz, vu les risques que l'Iran ferme le détroit d'Ormuz, ont fomenté cette rébellion. En effet, un pipeline doit contourner l'obstacle en passant par la Syrie. Dernièrement, l'Emir du Qatar, 61 ans, a annoncé vouloir abdiquer au profits de son fils, c'est une première au Qatar et dans l'histoire récente du monde arabe, où aucun souverain n'a renoncé au pouvoir de son plein gré. A l'aube du printemps arabe, le petit richissime émirat a subi des accusations à cause notamment du rôle de sa télé Al-Jazeera et son soutien à certains groupes de rebelle. C'est le Financial Times qui dévoile que le Qatar a investi 3 milliards de dollars pour la rébellion syrienne.
... sa bonne volonté de conserver le pouvoir à tout prix mais sans égratigner la population dans un contexte régional à feu et à sang depuis dix ans à cause des USA? LOL la droite!
Ok, moi j'aimerais aussi des garanties de la bonne volonté des américains, du pantin Hollande, du Bilderberg, en gros de tous ceux qui croient que la Terre leur appartient, qu'on peut la détruire pour se faire du blé...à tous ces gens de pouvoir qui tuent en parlant de paix, à tous ceux qui veulent apauvrir pour s'enrichir!...où est votre bonne volonté?







@Musicien : Ben ça, donnant, donnant. Je me te donne mes armes chimiques et tu me fous la paix avec l'approvisionnement en armes aux rebelles. Pour ma part, je trouve ce marché équitable sans cela, je me sentirais le dindon de la farce.