Torture d’Angélique: l’auteur condamné à douze ans d’emprisonnement

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Jean-Christophe Hurchon, 27 ans, a été condamné à douze ans d’emprisonnement par la cour d’assises du Hainaut pour torture ayant entraîné une incapacité permanente physique et psychique chez Angélique S.

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Jean-Christophe Hurchon ©Belga
    Jean-Christophe Hurchon ©Belga

Jean-Christophe Hurchon, 27 ans, a été condamné à douze ans d’emprisonnement par la cour d’assises du Hainaut, présidée par Monique Levecque, pour torture ayant entraîné une incapacité permanente physique et psychique chez Angélique S., une jeune femme déficiente mentale, et pour coups et blessures volontaires. Clara Hurchon, 21 ans, la sœur de l’accusé a été condamnée à six mois d’emprisonnement avec sursis probatoire de trois ans pour non-assistance.

Après plus de quatre heures de délibération, la cour a prononcé une peine de douze ans pour Jean-Christophe Hurchon et de six mois pour sa sœur, Clara Hurchon. Le ministère public, au vu de la gravité des faits et du risque de récidive, avait demandé aux jurés de ne pas descendre en dessous du seuil de peine de 15 ans. Pour la défense, la déficience mentale de l’accusé, pas plus favorable que celle de la victime, justifiait une atténuation de la responsabilité pénale de Jean-Christophe Hurchon et dès lors de sa peine.

Angélique S. et l’accusé s’étaient rencontrés en février 2011 lors d’un festival. Ils avaient entretenu des échanges sur des réseaux sociaux puis avaient entamé une relation. Début novembre, nonobstant un premier passage à tabac, la victime emménageait chez l’accusé. Rapidement elle avait été rouée de coups puis brûlée. Aux mains d’abord, ensuite sur tout le corps. Jean-Christophe Hurchon l’aspergeait de parfum puis allumait son briquet pour bouter le feu à sa compagne.

Séquelles

La nuit du 21 au 22 novembre, les accusés prévenaient les secours. Le pronostic vital d’Angélique S. était engagé. Emmenée à Neder-Over-Hembeek à l’hôpital militaire des grands brûlés, elle était restée entre la vie et la mort pendant près de six semaines. De ses brûlures, Angélique S. a gardé des séquelles tant physiques que psychiques.

Vos réactions

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2. L'espingouin dit le 13/09/2013, 13:03

Encore une fois, ce drame montre l'incapacité de notre société de donner une réponse aquéquate aux actes criminels, 12 ans de prison -il sera libéré après 8 ans tout au plus et pourra recommencer; des gens qui font ce qu'il a fait à cette pauvre fille ne sont pas guéris après un séjour en prison, c'est effrayant, pour certains crimes, le seule défense possible de la société est de liquider ce type de délinquant qui sont une menace pour la société, messieurs les législateurs, prenez exemple sur l'Inde.

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1. dicar dit le 13/09/2013, 07:51

Je ne comprends pas comment la "déficience mentale" puisse justifie une peine plus légère. Elle devrait plutôt conduire à autre chose que de la prison, à un traitement si possible, ...

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