Le 11h02 : face au MR, le FDF « entre opposition et provocation »

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Le président du FDF s’en prend systématiquement au MR et à son président. Une stratégie manifeste mais qui va trop loin ? Martine Dubuisson a répondu à vos questions

La stratégie du FDF à Bruxelles est-elle différente?

En Wallonie, le FDF doit courir après les voix. À Bruxelles, le FDF est plus fort et son combat vise à préserver les communes par rapport à la Région bruxelloise où les partis flamands sont sur représentés. De cette façon, le FDF vise à défendre les intérêts des francophones.

Le problème n’est-il pas pris à l’enver ?N’est-ce pas le MR qui a trahi le FDF ?

Il y a toujours deux vérités. Les partis francophones ont fait le choix de renoncer à certaines de leurs exigences pour conclure l’accord institutionnel pour une sixième réforme de l’Etat. Le MR a pris cette responsabilité pour donner un sursis au pays. Le FDF, de son côté, est resté intransigeant. Le parti de Maingin n’a rien voulu lâcher estimant que l’accord était mauvais. Les partis se sont distingués et il est normal que les électeurs se divisent.

Quel est l’avenir du FDF ?

La thèse selon laquelle le FDF disparaîtra dans dix ou quinze ans est celle d’Armand Dedecker. Pourtant, cela fait 20 ans qu’on dit cela. Tant qu’il y aura des remous dans le paysage politique belge, le FDF pourra jouer son rôle et susciter la polémique. Il y a un électorat pour ce genre de discours.

Osez la rencontre !