GP de Québec: victoire de Gesink, Van Avermaet troisième
Il ne suffit pas d’avoir un plateau prestigieux pour obtenir une belle course cycliste. Encore faut-il un terrain propice au spectacle et des coureurs motivés pour offrir un menu alléchant.
Rarement cette saison une course d’un jour a réuni tout cela, vendredi à Québec, où Robert Gesink, dominé par Philippe Gilbert en 2011, a vaincu le signe indien en s’imposant devant le champion de France Arthur Vichot et notre compatriote Greg Van Avermaet, deuxième en 2012 et qui tourne inlassablement mais sans récompense autour de cette course.
Et Peter Sagan dans tout cela ? Ses adversaires lui ont fait échec, en particulier l’équipe BMC qui plaça systématiquement un, parfois trois coureurs dans l’échappée. Derrière, Cannondale fut longtemps la seule équipe à contrer jusqu’au moment où la formation italienne renonça à faire le boulot pour les autres. Cette situation faillit réussir au Néerlandais Terpstra dont les qualités de rouleur déboussolèrent l’opposition cette fois prise en charge par les Sky de Froome. Mais ce fut pourtant encore Sagan, sans doute exaspéré, qui fut déterminant en sortant dans la dernière bosse. Trois attaques consécutives pour faire la sélection. Il y en avait une de trop car le Slovaque s’arrêta et ne put répondre à l’accélération de Gesink. « Contrairement à BMC, nous avions choisi d’attendre, expliqua le Néerlandais très ému dans les bras de son épouse Daisy et de sa fille Anne qui l’accompagnent au Canada. C’était un peu risqué, surtout quand Sagan a attaqué. Quand j’ai été battu par Gilbert, on était parti à deux avant la flamme rouge et personne n’était rentré. Ici, c’était différent, Sagan s’est relevé, il y eut des hésitations puis j’ai accéléré sans me poser de question. Je ne suis pas un sprinter mais gagner de cette manière, franchement, cela me donne un fameux coup de fouet au moral. »
Van Avermaet, lui, était sportif, comme d’habitude. « C’est vrai que je suis chaque fois tout près à Québec mais dans un final comme celui-ci, le vainqueur est forcément le plus fort, il n’y a rien à dire. Je suis content et rassuré sur ma condition, mais surtout sur le travail exemplaire de l’équipe BMC. » Dans la colonie belge, Bakelants, Monfort, Leukemans et Roelandts ont terminé dans le même temps que Sagan. De précieuses indications pour Carlo Bomans.





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