Chez Tropismes, on «resserre» sur le livre et la sérénité
La mort annoncée du livre ne date pas d’hier. Au début du XXe siècle, on prédisait déjà son déclin, l’imaginant détrôné par l’arrivée d’un nouveau loisir à la mode : le vélo. Le cinéma et la télé n’ont pas arrangé les choses. Aujourd’hui, plus que jamais mort-vivant, le livre n’a pas dit son dernier mot. Certes, les libraires doivent revoir leur « business model » pour éviter le naufrage numérique mais tous ne sont pas prêts à se muer en grand bazar. Chez Tropismes, à Bruxelles, on croit encore au « livre pour le livre » et on fait le choix inverse de celui de Filigranes.
« On est en train de se réorganiser pour resserrer notre espace, explique la directrice Brigitte de Meeûs. On ne choisit pas le modèle extensif du multiproduits, mais au contraire, on fait le choix du livre et seulement du livre. On mise sur la proximité avec les gens, en ne les égarant pas sur autre chose, car nous sentons que c’est ce qu’ils apprécient. »
C.Ma.


