Astérix, le héros gaulois au service de l’UMP
Le personnage de BD Astérix à la rescousse pour promouvoir le vote en faveur de l’UMP Belgique pour les élections législatives en France.
La campagne présidentielle s’est à peine achevée qu’une autre bataille attend les partis politiques français : les élections législatives de juin. Les citoyens français établis hors de la France pourront élire leurs députés le 23 mai et le 6 juin, c’est-à-dire avant le vote aux urnes des 10 et 17 juin prochains.
Pour cette nouvelle bataille, la Fédération belge de l’UMP a décidé de miser sur l’humour. Ainsi, c’est une parodie de la première page des albums Astérix qui est utilisée pour promouvoir le vote en faveur de Marie-Anne Montchamp, la candidate de la circonscription du Benelux.
« Nous sommes en mai 2012. Toute la Gaule est occupée par les socialistes. Toute ? Non ! Un parti peuplé d’irréductibles amoureux de leur patrie résiste encore et toujours à l’envahisseur » peut-on lire en légende sur la version UMP de la carte des célèbres Gaulois.
Les Législatives représentent en effet l’occasion pour la droite d’accéder au pouvoir après leur défaite face aux socialistes lors des présidentielles.
Ce n’est pas la première fois qu’Astérix et ses comparses sont utilisés à des fins politiques. En 1998, lors d’une réunion du Rassemblement pour la République (RPR), les héros gaulois illustraient une affiche au slogan évocateur : « Vous en avez marre de la droite la plus bête du monde ? Nous aussi ! ».
Ce que Nicolas Sarkozy avait alors qualifié de blague à l’adresse de Philippe Séguin, l’ancien ministre et président de l’Assemblée nationale, avait à l’époque provoqué la colère d’Albert Uderzo. Le RPR ayant repris ses personnages sans sa permission.
Or pour pouvoir utiliser le visuel d’une bande dessinée, il faut obtenir au préalable l’accord du dessinateur et de la maison d’édition qui la publie. S’ils donnent le feu vert pour cette utilisation, ils peuvent alors décider de demander une compensation financière.
Dans le cas de la campagne de Marie-Anne Montchamp, on ignore encore si Albert Uderzo et la maison d’édition Albert René ont donné leur consentement.
Jennifer Fileccia (St.)


