Un anticancéreux relance l’espoir pour traiter Alzheimer

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Selon une étude publiée ce mardi, un anticancéreux améliorerait la mémoire de souris atteintes d’Alzheimer. Ces résultats donnent un espoir dans le traitement de cette maladie.

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Un médicament anticancéreux utilisé pour traiter les tumeurs cérébrales a ralenti la détérioration neurologique et amélioré le fonctionnement du cerveau de souris atteintes d’Alzheimer, révèle une étude publiée mardi.

Les résultats de cette étude laissent penser que ce traitement, appelé épothilone D (EpoD), pourrait un jour être utilisé pour traiter des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer aux premiers stades de développement.

Ces travaux, menés par Kurt Brunden et ses collègues de la faculté de médecine de l’Université de Pennsylvanie (Nord-Est), ont été publiés dans le « Journal of Neuroscience » du 14 mars.

Les cellules nerveuses chez les personnes souffrant d’Alzheimer sont étouffées par des enchevêtrements de protéines dites tau, qui dans un cerveau sain contribuent à stabiliser des structures dans les cellules nerveuses appelées microtubules.

Ces microtubules transportent des nutriments et d’autres substances nécessaires au bon fonctionnement des cellules nerveuses à l’intérieur de celles-ci, expliquent les auteurs de l’étude.

Un nombre croissant d’indications montre qu’une perturbation du fonctionnement normal des protéines tau, observée chez les malades d’Alzheimer, pourrait affecter ces microtubules et endommager les cellules nerveuses.

L’anticancéreux EpoD stabilise ces microtubules et empêche leur destruction, améliorant ainsi le fonctionnement cognitif des souris atteintes d’Alzheimer.

« Ces résultats conduisent à penser que l’anticancéreux EpoD pourrait avoir des effets thérapeutiques bénéfiques pour traiter Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives (…) dans lesquelles on observe des enchevêtrements anormaux de protéines tau », estime le Dr Brunden.

(AFP)

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