Hélécine en son nouveau foyer
Province. Le domaine n’a jamais été aussi magnifié qu’en cinquante ans.
Le domaine de Hélécine n’est plus, vive le domaine de Hélécine. Pour les cinquante ans du rachat des lieux par la Province, près de dix mille personnes se sont assises ce samedi soir dans la cour d’entrée pour assister au plus grand feu d’artifice de Belgique, avec ses 198 tirs réalisés en 48 minutes de pur bonheur. Jamais le domaine n’avait été aussi magnifié qu’en ces dix derniers lustres.
Une volonté du député provincial Mathieu Michel (MR) qui souhaite donner un nouvel avenir à ce domaine où, chaque semaine, viennent se promener des milliers de personnes en recherche d’un havre de paix. Un projet de développement et d’aménagement urbanistique et paysager a ainsi été lancé. Mais avant d’en définir les contours, l’occasion était trop belle d’offrir un événement d’importance qui fera date dans l’histoire du feu d’artifice en Belgique. Le tout, pour un budget de 67.000 euros, dont 50.000 euros exceptionnels et 17.000 euros sur des économies réalisées par le domaine comme sur les concessions des buvettes.
Quatre artistes du Brabant wallon avaient été sollicités. Le violoniste Lorenzo Gatto a fait se rencontrer Queen et Moussorgski. Le chantre wallon Julos Beaucarne nous a fait réentendre que « ceux qui prennent notre cul pour une grande ville ne savent pas ce qui se passe ici ». Le scénariste de bande dessinée Bob de Groot a permis à Basile, le complice de Léonard, de se promener sous nos yeux. Et Nele Paxinou, des Baladins du Miroir, a sucré nos envies par un « Vous êtes nés pour être libres » de bon augure. Le tout, anobli par l’artificier Stéphane Dirickx et la société de mapping Dirty Monitors, sous la coordination de l’ASBL Idée Fixe.
Avec une pensée émue pour Neil Armstrong, dont on apprenait le décès en cours de spectacle, chacun s’en est retourné chez lui avec une nouvelle lune en tête. Avec ce domaine de Hélécine en son nouveau foyer qui ne demande vraiment plus qu’à se relever.







