DSK, du Sofitel au Carlton
Dominique Strauss-Kahn a été impliqué dans plusieurs affaires judiciaires en France et aux Etats-Unis, dont certaines sont désormais classées. Les dossiers judiciaires de DSK
.L’affaire du Carlton de Lille
21 février 2012 : Dominique Strauss-Kahn est d’abord soupçonné de « complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée » et de « recel d’abus de biens sociaux ».
Le dernier chef impliquerait que DSK ait eu connaissance de l’éventuelle origine frauduleuse des dépenses, liées à l’organisation de rencontres avec des prostituées, dont il aurait bénéficié.
DSK a été placé en garde à vue les 21 et 22 février à Lille pour être interrogé au sujet de soirées libertines auxquelles il aurait participé, notamment à Paris et Washington.
26 mars 2012 : DSK est mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée et placé sous contrôle judiciaire. Ses avocats ont annoncé dans la foulée qu’ils allaient faire appel de cette décision.
La complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée et le recel d’abus de biens sociaux sont punis d’une peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle et cinq ans d’emprisonnement.
L’affaire du Sofitel de New-York
Le 14 mai 2011 : la femme de chambre guinéenne Nafissatou Diallo accuse M. Strauss-Kahn de viol dans une suite du Sofitel de New York le 14 mai 2011. DSK est emprisonné quatre jours avant d’être placé en résidence surveillée à New York pendant sept semaines.
Le 8 août 2011 : une procédure civile est lancée devant la Cour suprême du Bronx. Mme Diallo porte plainte pour « attaque violente et sadique » et réclame des dommages et intérêts d’un montant non précisé.
Le 23 août 2011 : la procédure pénale est classée en raison de doutes sur la crédibilité de Mme Diallo.
Le 4 septembre 2011 : dans une interview télévisée, DSK reconnaît une brève relation sexuelle « inappropriée », mais consentie et « non tarifée ».
Le28 mars 2012 : début de la procédure civile. Nafissatou Dialo, la femme de chambre qui accuse DSK d’agressions sexuelles, réclame des dommages et intérêts. Ni DSK ni Nafissatou Diallo ne sont tenus d’assister à la 1ère audience de la procédure civile. Les deux parties seront représentées par leurs avocats. Le juge Douglas McKeon doit se décider sur un abandon des poursuites, demandé par les avocats de DSK au motif de son immunité diplomatique comme patron du FMI. La décision est attendue pour avril. Jusqu’à présent, les avocats ont exclu un règlement amiable – généralement un accord financier – qui évite un procès devant un jury populaire.
L’affaire Tristane Banon
Le 4 juillet 2011 : Tristane Banon, dépose plainte contre DSK pour tentative de viol dans un appartement parisien en 2003. La semaine suivante, DSK riposte en portant plainte pour « dénonciation calomnieuse ». Il finira par admettre avoir essayé de l’embrasser.
Le 13 octobre 2011 : le jour de la sortie du livre de Tristane Banon, le parquet de Paris classe la plainte sans suite à cause de la prescription des faits, qu’elle reconnaît toutefois comme agression sexuelle.
Mme Banon renonce à se constituer partie civile, justifiant sa décision par la reconnaissance de son « statut de victime » par le parquet.
(avec AFP)







