Réactions à la scission de l’Association Royale Belge de Hockey

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Les réactions à l’issue du vote de la scission en ailes linguistiques de l’Association Royale Belge de Hockey (ARBH) survenu samedi lors d’une assemblée générale extraordinaire :

Xavier Caytan, président du Waterloo Ducks, club champion de Belgique : « c’est un vote de raison et non de coeur. Au moment de voter, nous avions tous en tête que notre sport continuera à se développer grâce à la visibilité et aux moyens obtenus par cette scission. Nous restons tous attachés à l’unité de la fédération, mais nous ne pouvons par faire autrement. Par exemple, un terrain coûte 800.000 euros. Sans subsides, c’est la fin de notre sport. C’est un moment historique, et il faut applaudir le travail de l’ARBH. »

Jean-Pierre Speleers, président du Dragons (Brasschaat), 3-ème de l’Euro Hockey League : « C’est une décision courageuse de l’ARBH d’appuyer la scission. Cette scission est nécessaire dans le contexte actuel de l’évolution du hockey. Le seul moyen d’accéder aux financements c’est la scission. Pour le bien du hockey, c’est une bonne décision. Il ne faut pas faire de politique en sport, mais on fait ce qu’on doit faire pour l’avenir du hockey. »

Philippe Clément, président Royal Evere White Star (National 2A) et membre de la commission de pilotage de la réforme : « c’est un virage incontournable pour le hockey afin de maintenir le niveau de l’équipe nationale. Les clubs vont s’y retrouver grâce aux subsides. Il y aura une bonne entente entre les deux ligues. Si elles s’entendent bien, on gardera le niveau actuel. Si on ne votait pas cette scission, une épée de Damoclès aurait pendu au-dessus du hockey et on aurait fait un retour en arrière de dix ans. En tant que club bruxellois, nous avons pu choisir de nous affilier à la ligue francophone. »

Philippe Thiery, président Linkebeek (division 3B) : « nous sommes le seul club d’une commune flamande à facilités de la région. Depuis quarante ans, nous jouons principalement contre des clubs bruxellois. Avec cette scission, notre siège social et nos activités se trouvant en Flandre, nous devons donc nous affilier à la ligue flamande. Le problème n’est pas linguistique. Le centre de gravité de la ligue flamande se trouve vers Gand ou Anvers. Vu la distance des déplacements, de nombreux parents iront inscrire leur enfant dans un autre club bruxellois affilié à la ligue francophone. Si on ne trouve pas une solution pour être rattaché à la ligue francophone, je crains pour la survie du club. »

(Belga)