Le « cercle » du chêne pédonculé
L'absorption du CO² par les chênes sera étudiée sur une longue période. La diversité de la forêt de Soignes sera également priviligiée. Six mille plants d'autres espèces seront encore plantés en hiver.
Nous sommes au bout du chemin de la Longue Queue, proche du carrefour de la drève de la Meute, à l’arrière du château du domaine régional Solvay. Là, sur trois hectares, trois mille chênes pédonculés ont été plantés grâce à l’aide financière de la marque automobile Audi dans le cadre d’une étude scientifique de cent ans menée par l’université technique de Munich, avec l’aide d’universités belges à déterminer.
« Nous avons dû nous résoudre à mettre à blanc la peupleraie qui mourait ici, nous explique Jean-François Plumier, le chef de cantonnement de Nivelles du département Nature et Forêt qui s’occupe de toute la partie boisée du Domaine Solvay depuis qu’en 2003, le site est passé en soumission forestière. Nous allons à présent suivre de près ces chênes pendant dix ans. Notamment pour remplacer ceux qui viendraient à mourir, mais aussi pour les protéger des rongeurs, des cervidés ou d’autres plantes. Par la suite, nous analyserons l’apparition naturelle – par le vent ou les oiseaux – d’autres arbres, comme le saule, le frêne, le bouleau… C’est la diversité qui est visée. »
D’où la plantation en hiver de 6.000 autres plants. Selon le ministre wallon de la Forêt, Carlo Di Antonio (CDH), cela ira des tilleuls aux érables champêtres en passant par des ifs, des merisiers et autres chênes Cécile.
« Et contrairement à ce que l’on pense, il ne s’agit nullement d’une histoire de certificats verts, précise Christine Germain, la responsable de communication d’Audi Brussels. Nous voulons juste démontrer notre préoccupation environnementale et notre souci d’améliorer nos sites de production en faveur de l’environnement. De telles forêts ont ainsi déjà été plantées en Allemagne, en Hongrie et en Italie. »







