En trike solaire jusqu’au Kazakhstan
Dion-Valmont. Le vélo solaire existe. Un jeune compte en faire la promotion au cours d'un voyage peu banal où courage se conjugue à innovation. Le trike sera alimenté par une batterie qui lui fera office d'équipier. L'aventure est à suivre sur facebook.com/kazak.trike.
La différence, c’est que le vélo solaire est déjà une réalité ! Et j’ajouterai que la force du mollet reste nécessaire. Le solaire n’est là que pour aider, en quelque sorte faire comme si nous étions deux à pédaler sur le vélo… Le départ et l’arrivée n’ont également pas été choisis par hasard par les organisateurs puisqu’on part de l’Institut national de l’énergie solaire pour arriver dans une capitale qui mise beaucoup sur le solaire.
C’est ce que l’on appelle un trike, à trois roues. Deux à l’avant et une à l’arrière. C’est très spécial comme position assise, mais je m’y fais. Déjà, j’ai été l’essayer au mont Ventoux. Tout le monde se retournait vers moi… Preuve que la course va intéresser le public, au-delà de l’aspect purement sportif. Ce sera l’occasion ou jamais de démontrer tout un savoir-faire. Et pour ce qui me concerne, heureusement, dans les steppes, ce sera nettement moins vallonné comme parcours.
Peut-être un petit peu sur le côté prototype, mais ce qui entre le plus en jeu ici, c’est le côté électrique. Mais au bout du compte, c’est une expérience de plus, qui va m’obliger à me confronter aussi bien à la gestion d’un budget qu’à la prise en charge des entraînements ou au défi personnel pour pouvoir se sortir des coups durs tout seul.
J’aime relever sans cesse de nouveaux défis. Dans ce cas-ci, c’est de pouvoir démontrer que l’on peut voyager autrement. Au 4L Trophy, avec mon coéquipier, nous étions partis d’une épave à réparer, pour terminer dans les soixante premiers. Pas trop mal sur 1.200 participants, non ? On ne s’est même pas ensablé ! Mais la solidarité était là. Dans le “Sun Trip”, il en sera de même. Un peu comme dans une course en bateau, l’on pourra être dévié pour aller aider quelqu’un en difficulté.
Cela peut paraître énorme aux yeux du grand public, mais je compte pouvoir y arriver avec une moyenne d’environ cent kilomètres par jour. J’espère juste que le soleil sera de la partie et que je pourrai profiter de son solide coup de pouce pour alimenter la batterie.
J’ai compté qu’il me faudrait 8.500 euros pour y arriver. Je peux déjà compter sur l’aide d’une entreprise spécialisée en photovoltaïque et d’une autre dans les accessoires pour vélo. J’espère en trouver d’autres. Pour l’instant, je n’en suis encore qu’au prototype en acier soudé du trike. La version définitive devrait être plus légère. Tout dépendra des essais de géométrie. Enfin, je m’en voudrais de ne pas signaler l’aide de mon frère, ancien champion de VTT, pour toutes les questions d’entraînement. C’est que je vais devoir pédaler pendant trois mois. Je dois acquérir l’endurance nécessaire.







