Un vrai campus à Callemeyn

Eric Burgraff
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Arlon. C'est parti: le chantier de transformation d'anciens bâtiments militaires en campus d'enseignement supérieur est entâmé depuis juillet. D'ici deux ans, la haute école Hénalux y installera quelque 500 étudiants. Elle en profitera pour s'ouvrir sur la ville.

Lundi à l’heure du goûter. Séance académique dans un chantier, celui de la future haute école Hénallux à Arlon. Béton brut en guise de tapis rouge. Graffiti et fenêtres bâchées en guise de décoration. Pas de doute, le chantier « Callemeyn » est bien entamé. Pas de doute non plus, il y a encore du travail. Deux ans de travail en fait pour transformer d’anciens bâtiments militaires en une haute école enfin digne de ce nom. « Callemeyn est le projet d’une (petite) haute école qui veut se donner les moyens de mieux exercer ses missions fondamentales. Ce n’est pas tous les jours qu’on offre 4.000 m2 pour la formation des étudiants et que dans le même temps on met en place un projet au service de sa région », s’enthousiasme d’emblée Michel Francard, professeur à l’UCL et président de l’assemblée générale de la haute école Hénallux.

Il faut dire qu’on revient de loin avec ce projet. Dès l’an 2000, le pouvoir organisateur de ce qui était encore la haute école Blaise Pascal cherchait à s’implanter durablement dans le chef-lieu.

Longtemps locataire de la Fondation universitaire luxembourgeoise devenue ULg, il cherchait à s’émanciper de l’université appartenant à un réseau « concurrent ».

L’acquisition de l’ensemble du domaine militaire Callemeyn par la société immobilière Sermelux a été l’occasion de concrétiser ce rêve : alors que le promoteur transformait le site en quartier résidentiel comprenant des centaines d’appartements, il vend en 2008 et 2010 deux immeubles à la haute école. Le projet actuel : rapatrier sur place les catégories économique et électromécanique ainsi que certains services administratifs de la partie luxembourgeoise d’une haute école désormais fusionnée avec Namur.

L’investissement de 7,5 millions d’euros apporte ainsi un élément de preuve à ceux qui en doutaient encore, que l’enseignement supérieur luxembourgeois du réseau libre ne se diluera pas dans la fusion avec le grand frère namurois.