Le Faing, splendide cœur de la vie communale

Jean-luc Bodeux
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Jamoigne. Le château du Faing restauré sera en fête le 9 septembre. Il accueillera tous les services communaux.

  • Après deux ans de travaux incessants et six millions investis, y compris dans les dépendances, voilà le château ressuscité © DR
    Après deux ans de travaux incessants et six millions investis, y compris dans les dépendances, voilà le château ressuscité © DR

On ne peut plus le rater. Hier encore caché par des arbres et en piteux état, le voilà à nouveau tout pimpant, au centre de Jamoigne. Le château du Faing va dès la semaine prochaine vivre une autre vie, puisque la majestueuse demeure néogothique de la fin du XIXe va être, avec ses annexes et les 15 résidences service voisines, le véritable cœur de tous les services communaux.

Mairie, CPAS, police, bibliothèque, agence locale de l’emploi, maison des artistes, bureau du Syndicat d’initiative et salles polyvalentes des associations seront tous rassemblés sur ce même site. Un déménagement d’une semaine est prévu avant la grande fête du 9 septembre, jour.J des fêtes du patrimoine qui revêtiront cette année dans la commune de Chiny un caractère tout particulier.

Ce mardi, nous avons pu faire le tour des lieux, dans le cadre de la présentation de ces « journées », en présence des élus locaux qui sont évidemment ravis de l’espace disponible et de la qualité de cette rénovation. Les lieux sont splendides et ce devrait être un véritable bonheur de travailler dans un tel cadre.

Constitué de trois ailes, le château a subi divers aménagements au fil des siècles, sur base d’une demeure construite au XVIIe par Gilles du Faing. Le comte Fernand de Loen d’Enschedé le rasera pour construire l’édifice actuel. Légué ensuite pour le franc symbolique à la commune, par les Sœurs de la Charité de Besançon, il deviendra maison de repos avant de fermer ses portes en 2001.

La commune décide alors d’en faire sa demeure. « Il a fallu six ans de dossiers administratifs et de travaux pour arriver à ce résultat, note le bourgmestre, Sébastian Pirlot. Pour un coût de 6 millions d’euros, dont trois de subsides régionaux. En effet, le domaine est en partie classé (trois pièces, les cheminées, toiture, châssis, façade, escalier). » Toutes les pièces, dans les moindres recoins, seront occupées par les services communaux, y compris la chapelle, préservée, qui deviendra une superbe salle des photocopies. Le visiteur ne pourra rater les centaines de pavés historiques aux armoiries du comte, un étonnant corbeau noir, omniprésents dans le bâtiment.

Vu l’engouement que le château suscite déjà, le maire pense que l’aménagement d’un beau parc dans les 10 hectares voisins sera une priorité future, en lien avec le complexe sportif et le camping.

Osez la rencontre !