Les fantômes du patrimoine

Eric Deffet
Mis en ligne

Le patrimoine, ce n’est pas que vieilles pierres et compagnie. Les châteaux, les quartiers historiques, les maisons de maître et les églises classées ont une âme forgée par ceux qui les ont conçus, qui y ont vécu ou qui n’ont fait qu’y passer pour un moment d’histoire : c’est au château de Bouvignes que Charles de Gaulle, alors simple lieutenant, se fit soigner, après avoir été blessé à Dinant en 1914.

Pour leur 24e édition, les Journées wallonnes du patrimoine invitent le grand public à partir à la recherche de ces fantômes du passé. Et parfois à rencontrer ceux et celles qui gèrent leur héritage ou qui, tout simplement, habitent ces lieux chargés d’histoire dont ils ouvriront exceptionnellement les portes ces 8 et 9 septembre.

Le programme officiel de l’édition 2012 (1) recense 433 activités réparties dans 161 communes du sud du pays. Notre page offre une sélection évidemment subjective, mais plongez dans le catalogue : partout, hommes et femmes d’hier et d’aujourd’hui sont prêts à y partager leur passion pour le patrimoine de chez nous.

Les organisateurs ont d’ailleurs de la suite dans les idées : pour la troisième année consécutive, l’accent de ce week-end « portes ouvertes » est mis sur la dimension humaine du patrimoine. La thématique des « grandes figures » succède à la mise en évidence des artisans qui assurent la sauvegarde des biens classés et des auteurs qui ont écrit dans ces lieux illustres, ou y ont vécu.

Et l’an prochain ? Le vingt-cinquième anniversaire des Journées du Patrimoine offrira l’occasion d’un week-end plein de mystères : on nous garantit « de l’exceptionnel, du caché, de l’inédit, bref de l’extra-ordinaire ». En 2014, retour à un thème plus classique : le centenaire de la Première Guerre mondiale.

(1) Tous les renseignements sur www.journéesdupatrimoine.be. A noter qu’à Bruxelles, le patrimoine est à l’honneur les 15 et 16 septembre avec le thème de l’art de construire.

Osez la rencontre !