GP d’Italie : pas de miracle pour D’Ambrosio
Première ligne McLaren à Monza avec Hamilton en pole devant Button. Il n’y a pas eu de miracle pour D’Ambrosio 16e temps au volant d’une Lotus clairement en retrait. De notre envoyé spécial à Monza Thierry Wilmotte
Le plus rapide lors des deux premières parties de qualification (Q1 et Q2), samedi après-midi, Fernando Alonso semblait parti pour offrir à Ferrari la pole position du GP d’Italie, sa troisième de la saison après Silverstone et Hockenheim. Las, un pépin technique (un bris de barre anti-roulis) est venu entraver la marche de l’Espagnol au moment le plus important (Q3), si bien qu’il ne s’élancera que depuis la 10e position sur la grille, alors que son équipier Felipe Massa sera 3e.
Ce sont les McLaren de Lewis Hamilton et Jenson Button qui monopoliseront la première ligne de la grille de départ. Et si l’on se réfère au succès facile engrangé par Button il y a une semaine à Francorchamps, ainsi que le peu d’opposition que l’on doit attendre de Felipe Massa, il y a de fortes chances que le GP d’Italie, ce dimanche (départ à 14hà, se mue en procession pour les deux voitures argentées. Installés en deuxième ligne, Schumacher (Mercedes) et Vettel (Red Bull) tenteront bien quelque chose, mais leurs voitures n’ont vraiment pas l’air au niveau…
Di Resta, 4e, recule de 5 places
Paul di Resta s’était qualifié en 4e position. Mais comme il a dû changer de boîte de vitesses samedi matin, il reculera de cinq places sur une grille inédite, au fil de laquelle on retrouve Raikkonen en 8e position, Alonso 10e donc, et Webber seulement 11e. Les voitures équipées par Mercedes semblent clairement tirer un avantage sur la piste la plus rapide de la saison. De quoi expliquer les performances décevantes des Red Bull et des Lotus, notamment. Huitième seulement (mais il partira donc 7e), Kimi Raikkonen n’était pas très heureux.
D’Ambrosio : « Je suis déçu »
Quant à Jérôme D’Ambrosio, il n’a pas pu profiter de l’aubaine qui lui était offerte de disputer un Grand Prix au volant de la voiture habituellement dévolue au Français Romain Grosjean (suspendu à la suite de l’accident de Spa). Classé 16e des essais, notre compatriote s’élancera depuis la 15e place sur la grille « grâce » aux dix places de pénalité dont allait écoper Maldonado…
« Je suis déçu, admit Jérôme D’Ambrosio. Pas catastrophé, mais déçu. Le bilan est mitigé. On connaît le contexte dans lequel je me trouve ici. Et je confirme qu’il n’est pas facile de débarquer comme ça dans un Grand Prix. D’un côté, je pense que tout s’est bien mis en place, et je sens que je progresse. A chaque fois que je mets un nouveau train de pneus par exemple, j’améliore mes chronos. Mais il reste que je m’étais fixé d’être à 4 dixièmes de Kimi (Raikkonen), et que c’est quasi le double qui nous sépare. Je n’ai pas été capable de mettre tout ensemble pour extraire le maximum de la voiture. Maintenant, il reste bien sûr à courir le Grand Prix, et on sait que les Lotus sont généralement consistantes en course. J’espère être meilleur course. Mon objectif est désormais de rejoindre l’arrivée et, si possible, de marquer quelques points pour l’écurie. Bien sûr, il s’agira d’abord de franchir la première difficulté sans se laisser embarquer dans un mauvais coup. Après, j’essaierai d’être le plus consistant possible dans une course au cours de laquelle le DRS (Ndlr : l’aileron mobile qui favorise les dépassements) jouera un grand rôle avec les deux grandes lignes droites qui s’offrent à nous. »







