Deux Brabançons wallons à Euroskills

Melanie Geelkens
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  • Olivier Swalens (à gauche), 24 ans, et Timoti Licata, 21 ans, sont les deux candidats qui représenteront le Brabant wallon. Photo Alain Dewez
    Olivier Swalens (à gauche), 24 ans, et Timoti Licata, 21 ans, sont les deux candidats qui représenteront le Brabant wallon. Photo Alain Dewez

Ils sont 36. Depuis six mois, ils ne rêvent plus que d’or, de médailles et… d’entraînements. Intensifs. Car aucun ne veut passer à côté des marches du podium. Team buildings, formations spéciales, techniques de gestion du stress… Il paraît même que certains ont entamé un régime. « C’est pire qu’une compétition sportive ! », plaisante Francis Hourant, directeur de Skills Belgium.

Du 4 ou 6 octobre, tous ces jeunes représenteront les couleurs de la Belgique lors du concours Euroskills, ces « jeux olympiques » des métiers techniques et manuels qui se dérouleront, après Rotterdam et Lisbonne, dans l’infrastructure du circuit de Spa-Francorchamps.

Un événement d’envergure : 23 pays européens participants, 403 compétiteurs et 44 filières représentées, de l’art floral à la taille de pierre, en passant par la maçonnerie, la soudure, l’infographie, la cuisine, le webdesign… Des disciplines qui connaissent toutes la même pénurie de main-d’œuvre.

Les 36 candidats belges, présentés jeudi soir lors d’une cérémonie officielle, tenteront leur chance dans 29 secteurs. Certains ont choisi leur profession par héritage familial, d’autres par hasard ou par conviction. Mais tous semblent passionnés.

Euroskills se veut avant tout un moyen de revaloriser des métiers qui pâtissent souvent d’une piètre réputation. « Or, notre économie a plus que jamais besoin de techniciens de talent, souligne Marc Lefebvre, président de Skills Belgium. Par exemple, le secteur de la construction offre chaque année 20.000 nouvelles opportunités d’emploi. »

En présentant « les meilleurs jeunes professionnels de chaque discipline », ce concours d’envergure (6,5 millions d’euros de budget) entend susciter des vocations. Auprès des élèves (l’objectif des organisateurs est d’attirer un nombre maximal d’écoles), mais aussi auprès des parents, qui vivent souvent le choix d’une filière technique comme une relégation.

L’équipe noir-jaune-rouge aurait de sérieuses chances de médailles : à Lisbonne, en 2010, la Belgique s’était classée au cinquième rang des nations et avait remporté 12 récompenses. De quoi mettre la pression sur les épaules des 36 compétiteurs…