Orp-Jauche fait d’une pierre deux coups
Le principe d’un remembrement consiste en la constitution de parcelles continues, régulières et aussi rapprochées que possible du siège de l’exploitation. Soit un intérêt manifeste pour les agriculteurs qui peuvent travailler uniformément sur de plus grandes surfaces et non plus en fonction d’un puzzle de lopins constitué avec le temps.
D’où un problème potentiel lorsque la terre sert à cultiver des pommes de terre, betteraves, carottes… Elle se retrouve du même coup moins couverte, avec ce que cela suppose en termes d’érosion des sols en cas de fortes pluies.
D’où l’intérêt pour la commune de prévoir une cinquantaine de dispositifs sur les territoires de Noduwez, Libertange, Maret, Marilles, Orp-le-Grand, Orp-le-Petit et Jauche. Au programme des intentions des pouvoirs publics : des fossés piégeurs de boues, de nouveaux chemins principalement le long des ruisseaux pour en protéger les berges, des zones d’immersion temporaire, des fascines, des haies, des bassins d’orage… à réaliser en 2013 et 2014.
Un menu qui ne suscite guère d’opposition, vu les résultats de l’enquête publique qui s’est déroulée du 15 juin au 30 août. « Il y a eu très peu de réclamations, constate le bourgmestre Hugues Ghenne. Sans doute parce qu’il s’agit là d’une belle manière de trouver des moyens financiers pour contrer les inondations en parallèle à la logique agricole. »
Et pour cause : grâce à l’article 24 de la loi du 22 juillet 1970, 0,06 % de la surface concernée passera du privé au domaine public. Gratuitement. « La seule inquiétude, c’est que nous ne sommes pas certains que la commune ne revendra pas ces biens dans le futur », tempère Emmanuel Vranckx, conseiller communal (LB, opposition).
Un pouvoir local qui a donc remis un avis favorable par rapport au plan d’action proposé. La mise en œuvre du programme dépend désormais du Comité de Remembrement, un organe composé de représentants de la Région wallonne, des agriculteurs, de la commune…







