Discorde autour d’un chemin
Ce qui chiffonne le groupe CAP Communal et ses représentants au conseil communal – Gian-Marco Rignanese (Écolo) et Isabelle Druite (PS) –, c’est « d’abord la façon dont la majorité MR-CDH a soustrait ce projet aux procédures d’information. Cette modification des servitudes a été proposée très tardivement dans le traitement du dossier de permis d’urbanisme. Elle n’a pas été soumise à l’enquête publique. Elle n’était pas dans le dossier transmis à la commission consultative d’aménagement du territoire, elle n’était pas connue du fonctionnaire délégué quand il a rendu son avis, elle n’est pas mentionnée dans le permis accordé par le collège communal en date du 5 mai 2011. En fait, cette modification est venue compléter discrètement le permis, après coup ».
Face à ce qu’il considère comme « une bande de gauchos » (sic), Yves Binon dit avoir transmis le plan complémentaire à la direction régionale de l’Urbanisme de Charleroi « qui n’a pas jugé bon d’introduire un recours. En outre, cette modification a été aussi communiquée par voie d’affichage, les opposants avaient la capacité d’aller devant le Conseil d’État et ils ne l’ont pas fait ».
Le second grief du groupe CAP Communal, c’est un courriel de l’avocat du promoteur qui transmet au bourgmestre une proposition de motivation pour l’octroi le permis. « Depuis quand l’intérêt d’un particulier se substitue-t-il à l’intérêt général ? », interroge Yves Escoyez de CAP Communal.
Binon s’inscrit en faux et accuse le groupe d’installer le doute. Une manœuvre qu’il qualifie d’électoraliste. C’est ainsi qu’à la suggestion qui sera défendue ce jeudi par l’opposition, pour que la commune devienne propriétaire du sentier litigieux par prescription acquisitive « sans qu’il ne lui en coûte rien », insiste Yves Escoyer, la majorité MR-CDH du conseil déposera un amendement confirmant son intention de ne jamais fermer la servitude. Ambiance.







