Charles X, l’élégance d’un style
Avec son ami, associé et restaurateur Vincent de Lange, il ouvre le Couvent des Ursulines et son atelier de restauration, participe à la BRAFA et, seul aujourd’hui, participe pour la première fois à la parisienne Biennale. Dans une mise en scène signée par Gérald Watelet, il établit un dialogue entre les meubles du début de la période Charles X et des toiles d’artistes contemporains. A découvrir, des œuvres de Bernard Rancillac (Paris, 1931), de Jacques Monory (Paris, 1924) ou encore du peintre minimaliste américain Robert Mangold (New York, 1937).
Jeux de lumières et de contrastes, ce sont les meubles du début de la période Charles X que Jean-François Taziaux a choisi de mettre en évidence. « Du bois clair, rien que du bois clair ! Et, conséquence du blocus imposé par Napoléon en 1806, priorité au bois indigène. » Ce sont donc des fauteuils gondoles, des méridiennes aux montants à volutes, d’astucieuses tables à ouvrage aux nombreux casiers réalisés en frêne, érable moucheté, citronnier, thuya, platane, loupe d’orme, sycomore ou if…
Les motifs de la marqueterie ? « Filets, palmettes, branchages fleuris rosaces, rinceaux feuillagés et arabesques offrent le contraste du palissandre et de l’amarante. » Résultat, tout un mobilier aux formes d’une rare élégance réalisé dans la grande tradition d’une pure ébénisterie. « Ni colle ni clous mais des tenons, mortaises et queues d’aronde ! Preuves de l’étonnant savoir-faire de ces artisans. »
Gros plan sur des meubles du fabricant et négociant de meubles Antoine-Nicolas Lesage (1784-1841), de l’ébéniste Jean-Jacques Werner (1791-1849) qui contribua à faire passer de mode les meubles plaqués d’acajou et employa les bois indigènes comme l’if et le frêne, des frères Jacob-Desmalter (1770-1841) qui livrèrent l’imposant berceau du roi de Rome, ou de Charles-Joseph Lemarchand (1759-1826), l’un des plus importants artisans en meubles parisiens de la fin de l’Ancien Régime et du premier quart du XIXe siècle. Sans oublier quelques objets de style Charles X, tels des opalines, une pendule Empire attribuée au bronzier Pierre-Louis Thomire (1751-1843), une paire de candélabres attribuée à Galle et une autre attribuée à Thomire, le bronzier le plus prestigieux de l’Empire !
Autant de meubles et d’objets qui trouvent toujours place dans les intérieurs d’aujourd’hui…







