L’heure de vérité pour le Jyva’Zik
« Nous nous mettons vraiment des bâtons dans les roues pour pouvoir programmer des artistes qu’on ne voit pas ailleurs », résume Arnaud de Brye. Une philosophie qui se traduira, cette fois-ci, par la présence de Zita Swoon Group (dont ce sera l’unique date en festival côté francophone), King Charle (un quasi inconnu anglais qui ne devrait pas le rester), les Liégeois de Dan San, Soan et… Cali.
« Il va en surprendre plus d’un avec une formule particulière puisqu’il sera juste accompagné d’un pianiste (celui qui jouait avec Alain Bashung), prévient Arnaud de Brye. Cela donnera un cachet tout particulier au pied du Vieux Château. C’est d’ailleurs l’endroit qui a convaincu Cali de jouer chez nous puisque c’est après avoir vu les photos du site qu’il a accepté de venir. »
Cali sur l’affiche, c’est aussi un moyen pour le festival de se faire connaître au-delà des frontières du Brabant wallon et d’atteindre plus facilement l’objectif de 4.000 personnes, sur les deux jours, qui permettrait aux organisateurs de rentrer dans leurs frais.
« Si cette édition n’est pas une réussite, il y a de fortes chances que ce soit la dernière, avoue Arnaud de Brye. L’argent perdu l’an passé a dû être emprunté. Notre trésorerie est très fragile, nous avons beaucoup réfléchi sur les dépenses, les recettes, les éventuels imprévus… Notre budget total ? Il est passé de 180.000 euros à 150.000 euros. »
Une humilité financière qui n’empêche pas le festival de garder son identité et son principe d’originalité à tel point que l’attention portée au développement durable n’est même plus mise en avant, tant elle coule de source à Walhain. Le principe de la thématique, dédiée cette année aux migrants, est également une habitude, tout autant que le projet Nord-Sud.
Ce qui est neuf, par contre, c’est de consacrer la seconde scène aux arts de rue. « Ça va renforcer l’ambiance du Jyva’Zik, prédisent les organisateurs. Cette atmosphère si particulière, c’est même l’une des raisons qui poussent les gens à se rendre au festival. » Il reste à espérer qu’ils seront en nombre pour profiter de l’occasion.


