La publicité en 3D pour séduire l’acheteur

Paolo Leonardi
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Nul besoin de vous faire un dessin : la publicité fait partie intégrante de notre quotidien. Longtemps réticent (ou radin ?…) en matière de vente de son image, l’immobilier n’échappe plus aujourd’hui à la tendance. A tel point que le secteur est aujourd’hui toujours plus à l’affût des nouvelles technologies pour porter à la connaissance du public un projet que des artistes de la 3D, cette technique de pointe aux effets parfois saisissants, se chargent de rendre visuellement le plus alléchant possible.

Aucun promoteur ne peut plus s’en passer. Jadis vantée sur les plans des architectes, des photos d’une qualité parfois douteuse, voire des aquarelles pour apporter une touche artistique, la publicité immobilière a trouvé aujourd’hui un terrain fertile dans les épreuves travaillées par ordinateur. « La 3D est en constante évolution, affirme à ce sujet Yoram Speaker, l’un des fondateurs de Gabari, agence de pub spécialisée dans l’immobilier dont nous dressons le portrait en pages intérieures. Elle nous permet de réaliser des publicités beaucoup plus “impactantes” et au client, d’effectuer un meilleur choix car il se fait une idée très précise du bien qu’il courtise. »

La crise qui a frappé le monde de l’immobilier n’est pas étrangère à la montée en puissance de la pub. « Auparavant, une maison ou un appartement dont on faisait la publicité par une annonce dans le journal partait sans trop de difficulté pour autant qu’il était en bon état et bien situé, poursuit notre spécialiste de l’image. Aujourd’hui, de gros projets restent longtemps sur le marché. Les promoteurs ont compris l’importance de mieux les mettre en évidence. »

En matière de publicité, le secteur automobile est sans doute celui qui a le plus vite compris l’intérêt de bien se vendre. C’est pourquoi il réinvestit une grosse partie de ses bénéfices dans la publicité. « L’immobilier génère un chiffre d’affaires autrement supérieur à celui du monde automobile, mais la part réinvestie dans la pub est nettement moindre, affirme Yoram Speaker. Le sous-investissement des promoteurs en matière d’image par rapport à la valeur de leurs biens est bien réel. Le fossé est en train de se combler mais il faudra plusieurs années pour rattraper le retard. »

Conséquence : notre interlocuteur continue à prédire un bel avenir au support papier, comme le supplément que vous tenez entre les mains par exemple. « Aujourd’hui, la pub sur internet représente à peine 6 à 7 % de l’investissement. L’évolution est rapide puisque le “on line” n’existe que depuis une petite quinzaine d’années. Mais 60 % de la publicité immobilière atterrit encore sur le papier, le reste étant dévolu à la télévision, la radio et l’affichage. Même si le paysage médiatique est aujourd’hui de plus en plus morcelé, les promoteurs rattraperont d’abord le retard sur le papier avant de se tourner vers le web. »

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