A Namur, chacun dans sa commune

Christophe Leroy
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C’est aussi l’un des enjeux des élections. Namur ne gagnera pas son statut de « capitale » si les communes limitrophes n’emboîtent pas le pas. Les échanges existent, mais ils manquent encore de grandes lignes stratégiques.

« Entre bourgmestres, on se voit, nos contacts sont chaleureux pour des dossiers précis, mais peu d’échanges concernent des grandes lignes stratégiques. » C’est le constat (et le regret) formulé par André Bodson, bourgmestre CDH de Floreffe, l’une des 10 communes limitrophes de Namur.

« Il serait intéressant de faire, une fois par an, une réunion-cadre avec les bourgmestres et les collèges de toute la périphérie », précise-t-il encore.

Tiens, tiens… C’est exactement le « Namur, ouvre-toi ! » défendu par Maxime Prévot lors de son allocution de bourgmestre, au mois de mars. Il avait évoqué la même idée, celle d’un mini-congrès namurois. Un label CDH, donc.

Mais qu’en est-il des échanges actuels ? Les 10 communes voisines de Namur sont-elles prêtes à s’inscrire dans un tel processus ? Oui et non.

Les concertations existent déjà, quelle que soit la couleur politique. Exemple cité par la majorité des bourgmestres interrogés : la zone de protection civile Nage (pour Namur-Andenne-Gembloux-Eghezée), qui intègre aussi d’autres communes voisines dans la réflexion.

Mais pour le reste, les concertations se limitent souvent à des échanges de services ou de bons procédés (barrières Nadar, camion-balais, petits travaux, mobilité…).

Un amas de détails utiles mais finalement anecdotiques comparés à l’ambition d’une ville-capitale. Certaines communes voisines brandissent l’autonomie communale.

Et « l’identité namuroise », indispensable pour susciter l’émulation, a encore besoin d’un coup de fouet. On est donc encore loin de l’homogénéité du modèle liégeois. Et d’un vrai élan d’enthousiasme vis-à-vis du développement de Namur-capitale.