Des réalisateurs en résidence
Dans la cuisine années cinquante de la maison louviéroise qu’il partage avec un jeune cinéaste allemand, l’Espagnol Ivan Del Campo sent enfin retomber la tension des cinq dernières semaines. « Nous avons terminé le montage hier. Il ne reste plus que l’étalonnage, le sous-titrage et le mixage. Tout ça se fait à la Maison des associations, donc nous avons des échanges avec les autres cinéastes, mais j’en ai un peu plus avec Fred, puisqu’on vit ici. Quand tu arrives chez toi après t’être battu avec des problèmes et que tu retrouves quelqu’un qui a le même genre de soucis et vit les mêmes expériences que toi, c’est facile de communiquer. »,
Tout au long de leur séjour et du processus de création, les cinéastes sont hébergés dans une famille d’accueil. Ivan Del Campo et Frederik Arens Grandin sont logés dans une maison que Céline Bietlot, architecte de formation, et son mari Frédéric Bauduin ont expressément aménagée pour recevoir des artistes de passages dans la Cité des loups. « Le lendemain de notre arrivée à La Louvière, Céline organisait une fête. Tu arrives dans un pays que tu ne connais pas et tout d’un coup, tu es plongé dans une atmosphère de fête. C’est intéressant. Ça peut nourrir le projet audiovisuel. Je suis dans une période ‘éponge’, dans le sens où je suis ouvert à tous les petits détails qui peuvent nourrir le film. »
Lors d’une table ronde, les cinéastes ont aussi rencontré des « parrains » et « marraines », des citoyens louviérois impliqués dans la vie active de la ville. « Ils sont très ouverts pour t’aider. Par exemple, je cherchais de la musique faite dans la ville pour le film. L’ASBL Altern’activ m’a mis en contact avec des gens. Tu arrives plus vite à un résultat de cette façon. Réaliser un film est un très bon prétexte pour faire des rencontres. Trente à quarante personnes ont participé directement au film. Tu rencontres quelqu’un qui te met en contact avec quelqu’un d’autre… C’est comme un carambolage. »
Le film d’Ivan, comme celui de ses collègues réalisateurs sera projeté le samedi 22 septembre, lors de la soirée de clôture du festival sous le chapiteau du Splendide. Entrée gratuite, mais réservation indispensable !







