« Non à la fusion des orchestres ! »
Une allocution tantôt qualifiée de « parfaite », selon l’échevin humaniste et partenaire de majorité Benoît Drèze, tantôt de « bilan un peu béat masquant des problèmes importants », selon la cheffe de l’opposition libérale Christine Defraigne.
Un discours dans lequel le bourgmestre a tâché de ménager les sensibilités. Mais qui comportait tout de même une pique lancée à… son propre parti. Et plus particulièrement à destination de la ministre PS de la Culture, Fadila Laanan. En cause : une certaine rancœur à propos du projet de fusion des orchestres de l’Opéra royal de Wallonie (ORW dont les bâtiments rénovés seront inaugurés le 19 septembre) et de l’Orchestre philharmonique de Liège.
Depuis plusieurs mois, personnel et direction de l’ORW s’opposent quant à la non – indexation des salaires et la non – évolution des barèmes salariaux qui compromettraient, selon les travailleurs, « le bon fonctionnement de l’institution ». Réagissant à ce bras de fer social dans une interview publiée samedi par La Libre, la ministre estime que la Fédération Wallonie–Bruxelles a « plus que rempli ses obligations [de financement] à l’égard de l’Opéra » et qu’en ces temps de gel des investissements culturels, il serait temps d’« entamer un débat serein » concernant la possibilité d’une synergie entre les deux orchestres.
« Nous ne souhaitons pas la fusion ! Il faut maintenir un opéra complet », a réagi Willy Demeyer. Ajoutant, après son allocution : « On n’a pas investi 30 millions d’euros dans la rénovation de l’Opéra pour ensuite voir celui–ci vidé de son cœur. » Et de proposer l’organisation prochaine d’une table ronde afin de trouver d’autres moyens de financement.
Quant à la question de savoir si ces divergences d’opinions au sein d’un même parti ne font pas un rien désordre, le bourgmestre nous glisse à l’oreille : « De toute façon, c’est moi qui vais gagner… »







