Douze heures au cœur des Wallonie

Noelle Joris
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  • Les Wallonie 2012 ont vécu au rythme des combats d’échasseurs, des visites de personnalités et des groupes musicaux. © NOËLLE JORIS ET ERIC BURGRAFF.
    Les Wallonie 2012 ont vécu au rythme des combats d’échasseurs, des visites de personnalités et des groupes musicaux. © NOËLLE JORIS ET ERIC BURGRAFF.

De la fête, du folklore, du terroir : les fêtes de Wallonie ont brillamment combiné ces trois grands ingrédients ce week-end à Namur. Les wallons ont dignement célébrer leur région. Petite immersion de douze heures dans les rues de Namur, entre samedi après midi et dimanche aux petits heures.

Samedi 14h, place Saint-Aubain. Mat de cocagne, course de casiers, jeu de quille : les habitants des villages voisins de Namur s’affrontent avec hargne aux Walloniades. Dans les gradins, les supporters donnent de la voix : « Allez Floreffe, montrez leur que nous sommes les plus forts ». Mais Floreffe, n’est pas la plus forte, c’est finalement l’équipe d’Assesse qui l’emportera.

15h20, rue du Président. Une fanfare se fraye un chemin à travers la foule. Aux rythmes du tambour et de la trompette, le petit groupe progresse lentement. Plus de 250 membres de groupes musicaux et folkloriques ont déambulé à Namur. A quelques pas de là, c’est un autre cortège qui tente d’attirer l’attention du public. A un mois des élections communales, les politiciens étaient nombreux à faire campagne dans les rues namuroises.

16h, place du théâtre. Ils arrivent fièrement perchés sur leurs échasses. Docilement, le public s’écarte pour les laisser passer. Les combats des célèbres échasseurs namurois attirent toujours autant de monde. Samedi, c’est sur la place du théâtre qu’ils s’affrontent. Une sorte d’échauffement avant la joute de l’échasse d’or, le dimanche sur la Place Saint-Aubain. Mais leur performance n’est pas moins spectaculaire. Des dizaines de spectateurs les encerclent, avec de nombreux enfants au premier rang. Au même moment, les plus hautes personnalités du pays entrent au Théâtre, pour assister à la réception officielle de la Wallonie.

17h, rue de l’Ange. L’heure du creux des fêtards approche. Le coup de feu se prépare. Chez les uns on fait chauffer l’huile à friture, chez les autres on fait griller les oignons ou on fait mijoter de la tartiflette. Pendant ce temps là, l’affluence aux bars à pékèt ne désemplit pas.

18h10, place du Grognon. L’endroit est gorgé de soleil et de monde. Du haut de ses 21 ans, Noa Moon, chanteuse bruxelloise met l’ambiance avec sa guitare.

20h, place Maurice Servais. Petits gris en sauce, ravioles farcies, boulets à la liégeoise, tzaziki : le village des saveurs réunis de nombreux gourmands. Produits de Belgique et de Grèce, invitée d’honneur de ces fêtes de Wallonie, sont au menu.

22h, sur le halage le long de la Meuse. Pendant 25 minutes le ciel de Namur s’illumine de mille feux. Le public assiste par milliers au feu d’artifice.

23h, rue des Fossés fleuris. Alors que la police bloque l’accès à place Saint-Aubain, saturée de monde venu assister au concert de Gérald de Palmas, les rues voisines s’engorgent de jeunes et moins jeunes. Le pékèt et la bière commencent à couler à flots.

Dimanche 02h, rue des Brasseurs. Une ambulance se frie un passage au milieu de la foule. L’alcool a sans doute coulé un peu trop à flots pour certains… Les sonos restent à la fête des bars résonnent aux quatre coins de la ville. La fête n’est pas prête d’être finie.

Osez la rencontre !