L’abbé Malherbe a encore ému
Presque une « Standing ovation ». Soudain, Paul Malherbe vacille, victime d’un malaise. Il se rassied, péniblement. « Je crois que c’est lié à l’émotion. Heureusement, lorsqu’il s’est rassis, il a articulé quelques phrases. Ça avait l’air d’aller mieux, rassure Jacques Briard, membre du conseil paroissial. À la sortie de la salle, c’est l’émotion qui domine parmi les Namurois.
Plus tôt dans la matinée, l’abbé Malherbe a régalé l’assistance de sa gouaille inimitable, dans un wallon truculent. Dans son sermon, il a, comme à son habitude, abordé différents thèmes sans langue de bois, en wallon dans le texte. Il a ciblé la classe politique, sans cependant pointer du doigt un personnage en particulier. Il n’a pas occulté la crise.
« L’époque est difficile, le temps est à l’orage. Le gouvernement, l’état, la province… Il y a beaucoup de gens qui promettent qu’ils vont tout faire mais qui ne font pas grand-chose. D’autres se prennent pour des maîtres. Ils oublient les pauvres, les malades… en zo voort », lance-t-il, passant du wallon à quelques mots de Néerlandais. Et même d’Anglais. « Il y a des gens qui gagnent 14 millions d’euros. Les gens de la finance, les traders, ils rendent le monde fou. »


