Kaat Tilley, une fée s’en est allée

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La créatrice de mode belge Kaat Tilley a été emportée par une infection virale à l’âge de 52 ans. Elle était connue pour ses créations féeriques et oniriques.

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« C’est avec la plus grande tristesse que nous devons annoncer le décès inopiné de Kaat Tilley, en ce jour où le soleil a atteint son point culminant dans le ciel. Son incessante recherche de la beauté a été brutalement interrompue par une infection virale. Mais elle continue à vivre dans le cœur de nombre d’entre nous, tout comme l’univers qu’elle a créé avec tant d’amour et de dévouement. » C’est en ces termes que la famille de la créatrice de mode flamande annonçait ce 22 juin le décès inopiné de leur proche, qui laisse deux filles.

Kaat Tilley, âgée de 52 ans, avait vaincu un cancer il y a quelques années. Elle est décédée à Asbeek, en Brabant flamand, où elle résidait et travaillait.

Née à Malines le 20 septembre 1959, Kaat Tilley avait étudié à l’Académie de Mode d’Anvers, où elle avait présenté sa collection de fin d’études sur le thème de « Mahler et Venise ». Rapidement, elle s’était fait connaître en Flandre et à Bruxelles d’abord puis à un niveau international pour ses robes, chapeaux et créations romantiques et féériques, pour ses somptueuses robes de mariées aussi. Tilley avait réalisé des costumes pour les chanteuses des groupes belge Zap Mama et portugais Madredeus, ainsi que des tenues pour Diana Ross, Naomi Campbell et Melanie Griffith.

« J’introduis du rêve sur la terre », disait-elle à propos de ses collections. Son univers était empreint de féerie. Elle utilisait des couleurs chaudes, de la dentelle, d’abondantes couches superposées de tissus, comme pour créer un univers de théâtre.

Tilley s’inspirait également des peintres Giacometti et Hundertwasser et du courant impressionniste. Les vêtements qu’elle créait étaient empreints d’histoire. « Je travaille les formes arrondies, les matières qui ont l’air d’avoir vécu. La différence, c’est que dans mes vêtements, chaque collection est l’objet de nouvelles créations. Je ne fais surtout pas de la copie d’ancien. Je travaille des nouveaux tissus, j’invente des histoires. Je ne regarde pas tant que ça le passé. Oui, les primitifs flamands m’inspirent, mais mon inspiration peut venir de mille autres choses… Les cicatrices par exemple. », confiait la créatrice à Victoire en 2007.

L’artiste flamande se considérait avant tout comme peintre, une activité qui avait pris une place de plus en plus importante dans sa vie. Elle dessinait notamment de superbes cahiers avant d’entamer une nouvelle collection de mode.

Fin 2010, ses boutiques avaient fait faillite mais elle avait rebondi en créant une ligne de mobilier et de textile.

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