Pierre-Oliver Rollin, entre stade et pop art
Responsable des expositions au BPS 22 à Charleroi, Pierre-Oliver Rollin est aussi un supporter du Sporting de Charleroi.
Quel univers avez-vous découvert en premier ? Foot ou art ?
Le foot, évidemment ! J’ai vu mon premier match à l’âge de 7 ans, avec mon père. Charleroi avait battu Anderlecht, 2-0, en 1977. Mon premier musée, je l’ai visité à 20 ans. Et j’ai vraiment plongé dans l’art à travers le pop art qui me semblait remettre les choses à un juste niveau : un portrait de Marilyn devenait aussi légitime qu’un grand thème classique.
Qu’est-ce qui vous intéresse dans le foot aujourd’hui ?
Avant c’était le match, le résultat. Aujourd’hui, ce qui m’intéresse de plus en plus, c’est la sous-culture, les rituels, les codes vestimentaires, l’esthétique qui se met en place…
Qu’est-ce qui vous frappe chez un joueur ?
Je suis très intéressé par la gestuelle, la position de son corps. Ce qui m’impressionne le plus, c’est la fluidité des mouvements. Là, ça se rapproche de mouvements chorégraphiés.
Vous allez encore au stade ?
Ah oui ! Tant que je peux aller dans les tribunes debout. Le jour où je n’en serai plus capable, on ne me verra plus au stade. Voir un match de foot assis, ça me semble impossible. C’est comme un concert. Quand on est debout, on vit le spectacle plus physiquement.


