Les sites web des partis namurois à la loupe
Depuis le dernier scrutin communal, il y a six ans, le web a bien changé ! En 2012, passer à côté d’un site de campagne tout neuf serait une belle bourde. Les quatre principaux partis namurois ont donc sorti leur « vitrine » web en vue des élections. Verdict ? Ils ont visiblement soigné la forme, grâce à des applications ou modules plus ou moins élaborés. Avec, tout de même, de sérieuses divergences tant sur le graphisme que sur le contenu. Nous avons demandé l’avis de deux spécialistes du web afin de passer au peigne fin les sites de campagne du PS, du CDH, du MR et d’Ecolo. Deux pros dont les goûts et préférences divergent fortement.
Yves Mine, Webmaster namurois, livre un regard assez sévère mais édifiant. Les meilleurs d’après lui : les sites du PS et du MR, avec une petite préférence pour le premier. Le moins bon: la plateforme jesuisnamurois.be, mise en ligne par le CDH. Il pointe cependant deux critiques communes aux quatre sites. « Les pages sont de hauteur différente, il n’y a aucune standardisation. Et les sites qui ont introduit un formulaire de contact n’indiquent rien quant à l’utilisation qui sera faite de ces données. »
François Charles, spécialiste en communication et marketing web chez Digizik, livre un autre regard. Ses priorités : le design et l’ergonomie. Dès lors, objectifnamur.be, le site d’Ecolo, gagne la palme du meilleur site avec 8/10. Le plus basique à ses yeux est celui du MR. « Il aurait pu être sorti en 2004 ou 2005. » Globalement, François Charles regrette le manque d’intégration aux réseaux sociaux des quatre sites web. « Seul le CDH, via la page iletaitunevoix.be, octroie un réel espace à la participation de l’internaute. »
Yves Mine, de son côté, souligne de gros bémols en termes de contenu. Sur le site Ecolo, les fautes d’orthographe le refroidissent. « Envoyer nous votre message », est-il notamment indiqué en bas du formulaire de contact. Et côté rédactionnel, ce n’est pas brillant non plus. Au final, ceux qui pêchent par un graphisme moins design se rattrapent dans le contenu, et vice-versa.


