Vous reprendrez bien un petit cours ?
Un seul cursus ? Insuffisant ! Pour parfaire leur culture générale ou, plus prosaïquement, pour obtenir des dispenses en cas de redoublement, certains étudiants choisissent de suivre des cours supplémentaires en élèves libres.
Certains estimeront que cela ressemble à du masochisme et que les grilles horaires sont déjà assez chargées comme cela. Mais pour d'autres, c'est l'occasion rêvée de parfaire ses connaissances et, en plus d'être étudiants, ils choisissent également d'être élèves libres.
La différence ? En complément de leur cursus obligatoire, ils décident de suivre volontairement quelques cours supplémentaires. Pour du beurre, ou presque : ceux-ci ne seront pas officiellement repris dans leur diplôme, même s'ils obtiendront en guise de récompense une attestation de réussite.
Une opportunité offerte (gratuitement) par toutes les universités, mais à des conditions variables. Là où l'ULB autorise maximum 14 crédits supplémentaires (soit 3 petits cours ou un gros), l'UCL se limite à 15 crédits et l'ULg à 3 cours, mais avec la possibilité d'obtenir des dérogations.
La formule rencontre un succès modéré (8% des étudiants inscrits à l'université de Liège, par exemple). « Depuis le décret Bologne, il est déjà possible de choisir des options très variées au sein du cursus de base, alors cela a peut-être un peu moins d'intérêt qu'auparavant », estime Didier Lambert, vice-recteur aux affaires étudiantes à l'UCL. « Certains font ça pour leur culture générale ou parce qu'ils ont déjà un projet professionnel bien précis en tête », ajoute Dominique Biloque, responsable du service des inscriptions de l'ULB.
« Plus de 90% de ceux qui utilisent cette possibilité le font pour s'avancer dans leur cursus, ajoute Catherine Gilbert, du service d'information sur les études de l'ULg. Soit parce que leur programme est allégé et qu'ils ont du temps, soit parce qu'ils ont raté leur année et qu'ils souhaitent déjà obtenir des dispenses pour l'année suivante. »
Car c'est là le principal intérêt de ce système : en cas d'accident de parcours, l'étudiant peut déjà tenter sa chance dans des cours de l'année suivante, sans être pénalisé en cas d'échec. S'il rate l'examen, il lui suffit de recommencer « normalement » par la suite.
La plupart des cours sont accessibles aux élèves libres, qui doivent toutefois obtenir l'accord de la faculté et/ou du professeur. « Sauf en fac' de médecine, précise Dominique Biloque. De toute façon, quelqu'un qui est en philosophie et lettres n'aurait pas trop d'utilité à apprendre la rhumatologie ! »
À noter que ce statut particulier n'est pas exclusivement réservé aux étudiants, mais peut aussi s'adresser aux travailleurs qui souhaiteraient – à la demande ou non de leur employeur – perfectionner leurs connaissances dans un domaine précis en rapport avec leur job. Mais dans ce cas, l'accès à l'université est payant et chaque institution possède ses propres tarifs (378 € maximum à l'ULB, 161 € pour 3 cours à l'ULg, 110 € à l'UCL pour un premier cours puis 80 € pour les suivants). Au cas où certains seraient nostalgiques du temps passé dans les amphis…



