Des blocs sculptés à la tour Jupiter
On pouvait s’y attendre, mais cette fois, c’est clair. La fameuse tour dite Jupiter, mise au jour au centre d’Arlon lors des travaux d’extension de la résidence de la Knippchen, ex-home Soir Paisible, n’a pas fini d’étonner et de régaler les archéologues.
Bien mise en valeur selon une volonté de la Ville, du CPAS et de la Région wallonne, cette tour a été consolidée et mise à l’abri des intempéries. Depuis quelques jours, Denis Henrotay, archéologue au Service public de Wallonie (SPW), poursuit les recherches. Une sculpture représentant Jupiter, qui a donné son nom à cette tour, avait été découverte dès le début des travaux. Elle trône dans cet espace dédié à des visites touristiques guidées.
Cette fois, ce sont quatre blocs sculptés issus de monuments funéraires qui ont été mis au jour. Utilisés comme matériaux de récupération, ils forment une fondation solide de la tour. À ce titre, il ne sera pas aisé de les enlever puisque la tour repose en partie sur eux. Quoi qu’il en soit, on y découvre notamment un guerrier nu et armé et une défunte au baldaquin. Des sculptures bien conservées, qui seront mises en valeur une fois que ces blocs seront extraits, après 17 siècles d’obscurité. Denis Henrotay rappelle que ces tours datent de la fin du IIIe siècle, et que les blocs datent, eux, du IIe, voire du début du IIIe siècle.
« Nous avions prévu de placer sur des socles, au pied de cette tour, des bas-reliefs qui sont remisés dans les caves du Musée archéologique luxembourgeois, commente Alain Deworme, président du CPAS. Il est clair qu’on mettra en priorité ces blocs-ci. »
Comme l’avait un jour dit l’échevin et historien Jean-Marie Triffaux lors d’un conseil communal, le sous-sol arlonais n’a sans doute pas fini de livrer tous ses secrets. La tour pourrait en effet cacher d’autres blocs sculptés récupérés. Les fouilles, qui s’avèrent toutefois difficiles vu la structure de cette tour, nous apporteront une réponse dans les mois à venir.








Des blocs sculptés à la tour Jupiter Bravo pour le flair et la perspicacité archéologique de l'archéologue provincial. Quant aux prédictions généralistes, elles sont évidentes pour n'importe quel quidam observateur de l'histoire régionale et de ce fait purement politiciennes dans le chef de celui qui les avance au sein d'un conseil communal.