Le mariage de la peinture et du papier peint
On les a souvent opposés, mais voilà qu’ils cohabitent aujourd’hui en toute harmonie, pour la première fois de leur histoire ! En effet, en 2012, peintures et papiers peints voisinent, jouant tantôt la carte du contraste, tantôt celle de la continuité…
Boudé pendant de longues années, le papier peint est revenu en force il y a quelques saisons dans un style cher aux années 70, à la fois « punch » et original. Il se décline aujourd’hui en couleurs vives et éclatantes, dans des graphismes inattendus pour un réveil intérieur plein d’énergie ! Sans oublier les motifs psychédéliques, baroques, floraux, voire abstraits et surnaturels… « En 2012, on ose mélanger les matières, qu’il s’agisse de papiers peints ou de peinture, observe-t-on chez Flamant. On est beaucoup plus créatif. Finis les intérieurs fades, dont on se lasse. Place aux murs personnalisés, aux nouvelles matières, mates, brillantes, unies, fleuries ! »
La technologie se fait également de plus en plus pointue. « Le papier peint Flamant profite d’une grande technicité au niveau de la production, ce qui nous permet de proposer des modèles à l’aspect lin, velours, daim, voire cuir, bois, métal et tissu. C’est au toucher que l’on se rend compte qu’il s’agit d’un papier peint et non d’une tout autre matière. »
Autre tendance épinglée : le lé de papier peint, qui s’affiche en solitaire, sur un ou plusieurs pans de mur, afin de délimiter l’espace, comme par exemple la zone de repas, la tête de lit, ou le feu ouvert… Et pour remplacer le sticker, qui semble actuellement un peu s’essouffler, mentionnons le magnet. Pour rappel, ce support amovible se pose sur toutes les surfaces aimantées et, grand avantage, ne tache pas.
Face au succès du papier peint, la peinture n’en est pas pour autant devenue « has been ». Chez Flamant, dont les textures ultra-mates jouissent d’une grande popularité, on en est convaincu. Et les nouveaux tons continuent à fleurir, chaque saison. « Notre coloriste crée, pour chaque collection, 4 à 6 teintes de façon artisanale. Elles viennent s’ajouter à la palette existante, composée de 122 nuances poudrées. »
Au niveau du style, les produits suivent les tendances de l’aménagement intérieur. Papier peint et peinture sont également créés en synergie. « D’une façon générale, les murs évitent aujourd’hui la monotonie, en créant des contrastes, par exemple avec un mur peint dans un ton différent. »
Le bon dosage
Quels que soient les coloris choisis, le plus important, pour un résultat réussi, reste le respect des proportions. Ainsi, les décorateurs d’intérieur conseillent d’utiliser un maximum de trois couleurs dans chaque pièce. Le ton dominant couvrira environ 60 % de l’espace, ce qui correspond habituellement à trois murs. Les teintes contrastantes et d’accent seront quant à elles respectivement utilisées à hauteur de 30 % et de 10 % de total.
La couleur contrastante mettra en exergue le point d’intérêt de la pièce. On l’utilisera sur le mur de la cheminée, pour mettre une œuvre d’art en valeur… La couleur d’accent, de son côté, fera ressortir des détails comme des moulures, des portes et des accessoires (coussins, tentures, bibelots…). Exemple de création : une couleur dominante blanche, une contrastante noire, et une teinte d’accent fuchsia.
Autre alternative : le recours à une seule couleur déclinée en camaïeu. Dans ce cas, misez sur un coloris intermédiaire pour le plafond, afin d’éviter l’impression de « boîte ».
Des peintures écologiques perfectibles
Depuis plusieurs années, des peintures certifiées écologiques sont apparues sur le marché. Mais ces produits répondent-ils à toutes les exigences d’esthétique et de confort d’utilisation ?
« Ces articles font de grands progrès, mais n’ont pas encore atteint le niveau des produits classiques, confie une architecte d’intérieur. Personnellement, j’utilise les marques traditionnelles, qui respectent la norme européenne en matière de toxicité. C’est la seule solution pour atteindre le design que mes clients sont en droit d’attendre. » Pour les chambres des jeunes enfants, cette alternative reste toutefois souhaitable, surtout en cas de sensibilité respiratoire.








