Basket : quatre défaites wallonnes
Charleroi à Alost, Liège à Louvain, Pepinster à Ostende et Mons à Anvers débutent le championnat par une défaite en déplacement.
Anvers-Mons 64-56
Du sel ! Même pas une pincée, un grain, un atome : ce match a été aussi fade qu’un plat suédois sans assaisonnement. Anvers a mené de la première (3-0) à la dernière minute (64-56), a compté plusieurs fois treize unités d’avance (26-13, 33-20, 35-22, 52-39 et 54-41) et n’a froncé les sourcils, et encore, qu’à 41-38 (23e), mais Mons n’est jamais, au grand jamais, apparu menaçant.
« Contrôler Mons durant 40 minutes est un rêve pour tout coach », soupirait d’aise Eddy Casteels. On a joué avec cœur, ce qui nous a notamment rapporté 14 rebonds offensifs, mais tout fut loin d’être parfait. Comme je suis revenu tard de l’équipe nationale, j’accepte que mes joueurs aient besoin de temps. »
Il est vrai que le pourcentage de réussite au tir fut calamiteux : 38 % avec un Hopkins, libéré de Black (ischios) dès la 23e, toujours aussi prolixe (4 sur 12), un Biggs masquant à 3 points (3 sur 9) sa maladresse et un Mwema sortant de son registre (1 sur 4 à 3 pts). Mais le banc anversois, qui n’a jamais été aussi profond (11 éléments utilisés et Rademakers en convalescence), a rapporté plus de points (33) que les titulaires (31), statistique aux antipodes côté montois avec un 47-9.
« On a eu plusieurs chances de passer aux commandes, mais je sens qu’il n’y a pas encore de hiérarchie dans l’équipe, expliquait le coach Yves Defraigne, toujours privé de Libert à la mène. Wallace doit s’émanciper, c’est lui le premier patron sur le terrain. Taylor et Bostic ont voulu se substituer à lui, mais ils ont forcé et n’ont pas eu leur réussite habituelle avec un 5 sur 12 pour le premier, un 2 sur 13 pour l’autre. Le pivot Qvale doit aussi s’imposer dans les raquettes, 7 tentatives, c’est trop peu de sa part. Notre jeu a manqué de fluidité et de collectif, on va corriger ça. »
Alost – Charleroi 82-65
Charleroi n’a fait qu’illusion au Forum, toujours aussi prompt à s’enflammer malgré l’horaire inhabituel (17h30) du coup d’envoi du championnat. Les Spirous, dont Beghin n’a joué que 6 grosses minutes (entorse), en plus des absences longue durée de Steinbach et Dandridge, menaient 6-12, soutenus par leur défense. Mais dès que les Okapis ont pu accélérer, ils sont apparus plus collectifs, complets et enthousiastes. Leur victoire en Supercoupe n’était donc pas le fruit du hasard et, malgré un noyau profondément remanié, il semble d’entrée qu’il faille toujours compter avec Alost au rang des outsiders. Car ses recrues ont toutes réussi leurs présentations. A commencer par Tofi, l’ex-pivot de Louvain, qui a fait la différence sous les anneaux : 19 points et 10 rebonds. Le quart-temps rallié à- 17-18, Charleroi a progressivement abandonné sa maîtrise du rebond. Sans rythme, faute d’alchimie collective, les Spirous n’ont rentré que 4 de leurs 16 tirs à 3 points. Petit à petit, sous l’impulsion d’un Tofi impérial, les Okapis, plus vifs, se sont donc détachés : 38-30 à la pause et 58-49 à la demi- heure. Les Carolos les plus entreprenants furent Walsh (20 points mais aussi 6 pertes de balle) et surtout Allen, de loin le plus consistant (15 points et 10 rebonds). Mais ils ne revinrent jamais sous les 6 unités (55-49) et le dernier quart permit à Alost de régaler son
public.
Louvain – Liège 78-67
En dépit du score final, il n’aura pas manqué grand chose aux Liégeois pour démarrer leur saison par un succès. Longtemps partagé (31-33 à la mi-temps), cette partie a définitivement choisi son camp dans le 4e quart-temps, après que Marnegrave – maintenu au jeu avec 4 fautes dès avant le repos – ait initié un 6-0 fatal aux Principautaires. En dépit de leur courage, un jeu fort brouillon ainsi qu’un
Gary Ware mis d’emblée hors du match par deux fautes en moins de trois minutes, n’ont pas permis aux hommes de Bastianini de rééditer le « coup » de la saison dernière. Qu’à cela ne tienne, cette rencontre d’ouverture a confirmé que ces deux formations se tiendront sans doute de près toute la saison.
Ostende – Pepinster 71-68
C’est grâce à un incroyable panier primé de Katnic à la dernière seconde que les champions en titre se sont finalement débarrassés d’une équipe pepine aux multiples visages, mais d’un courage et d’un jusqu’au-boutisme exemplaires. Après un premier quart d’une précision indécente (4 sur 17) des Pepins, contrastant avec l’adresse de Wilkinson et Lojeski (18-12), on se demandait à quelle sauce ils allaient se faire manger. Quand le coach Trajkovic imposa une défense de zone qui brisa l’élan local, tandis que Green et Anderson relançaient Pepinster de 25-20 à 26-38. Mais les Côtiers resserraient leur défense et accéléraient d’un 26-5 bien tassé (57-45), Stojic annonçant à 57-45 un dernier quart à sens unique. Mais Pepinster avait des ressources et malgré un retard de 15 unités à 5 minutes du terme (64-49), il commença une incroyable remontée, orchestrée par Green : 66-66 à 45 secondes du terme, puis encore par Maio à 68-68, avant que Katnic n’utilise à bon escient le dernier ballon.







