Évasion en hélicoptère : « C'était comme dans un film »

BELGA

vendredi 24 juillet 2009, 13:19

Le pilote d'hélicoptère contraint par un couple d'atterrir dans la cour intérieure de la prison de Bruges pour permettre l'évasion de trois détenus jeudi, a raconté sa mésaventure, qui s'est déroulée « comme dans un film », selon ses dires. La prison de Bruges a été passée au peigne fin pour retrouver une arme.

Évasion en hélicoptère : « C'était comme dans un film »

AFP

Le vol de Ludwig Louwagie, pilote pour la société Heli Promotions à Dixmude, avait débuté tout à fait normalement, jeudi après-midi. Un couple avait loué l'appareil et les services du pilote pour un survol touristique de la région de Bruges. Il était notamment prévu de survoler le stade Jan Breydel et l'hôpital Sint-Jan. « Étant donné que cela était prêt de la prison, j'ai pour ainsi dire moi-même montré la localisation de l'établissement aux passagers », a indiqué M. Louwagie.

« Les événements se sont alors très vite précipités. L'homme assis derrière moi a sorti une arme et l'a appliquée sur ma tempe ». Le pilote a alors été contraint sous la menace d'atterrir dans la cour intérieure de la prison. Les passagers se sont aussi emparés du casque du pilote, le privant ainsi de contact audio avec les services de sécurité aérienne. « J'ai encore essayé de poser l'appareil à côté de la prison mais l'arme a été appuyée plus fortement sur ma tempe », a précisé Ludwig Louwagie. « Je n'ai pas eu de choix. C'était comme dans un film ».

Lorsque l'hélicoptère s'est posé, un certain nombre de détenus se sont précipités vers l'appareil. Au total, six personnes se sont alors retrouvées dans l'hélicoptère : le pilote, le couple, et trois détenus. « C'est beaucoup trop. L'hélicoptère ne peut pas supporter un tel poids. Après discussion, un des complices est descendu de l'appareil ». Il devra comparaître devant le juge d'instruction.

L'hélicoptère a ensuite décollé et s'est envolé en direction de Bruxelles, pour finalement se poser à Aalter. Là, les détenus ont pris la fuite, abandonnant l'appareil et le pilote. Ce dernier a finalement donné l'alerte depuis une ferme proche du lieu d'atterrissage.

Une arme recherchée dans la prison

La prison de Bruges a été passée au peigne fin vendredi matin afin de retrouver une arme. La fouille est toujours en cours. Un détenu a en effet été vu avec une arme jeudi, avant que l'hélicoptère n'atterrisse dans la cour intérieure de la prison pour faire évader trois prisonniers, a indiqué le parquet de Bruges.

On ignore encore quel détenu possédait cette arme et s'il s'agit d'un de ceux qui ont pris place à bord de l'hélicoptère.

On sait désormais que le complice de 22 ans qui était resté sur place habite à Bruxelles. Il se trouvait à bord de l'appareil en compagnie d'un autre homme, d'une femme et du pilote, au moment où l'engin s'est posé dans la cour de l'établissement pénitentiaire, jeudi, vers 17 h 40.

Ce complice avait dû rester à la prison car l'hélicoptère ne pouvait pas transporter autant de personnes. Il aurait été trop lourd et n'aurait pas pu décoller.

Un mandat d'arrêt international a été décerné à l'encontre des trois fugitifs. Le dernier point de passage connu du trio – Ashraf Sekkaki, Mohammed Johri et Abdelhaq Melloul Khayari – a été localisé à Melle. C'est là qu'une femme, qui avait été prise en otage à Aalter, a été sortie de son véhicule, jeudi soir, à la suite d'un car-jacking. C

(D'après Belga)

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