La mission de Martens : déminer BHV

Rédaction en ligne

vendredi 20 novembre 2009, 20:46

Pour préparer le terrain communautaire et institutionnel, le Roi a chargé Wilfried Martens d'assurer une transition « rapide et efficace » avant la nomination du nouveau premier ministre qui doit remplacer Herman Van Rompuy nommé président du Conseil européen.
L'édito: "Un bon premier signal"

La mission de Martens : déminer BHV

©Belga

Comme on s'y attendait, le Roi a demandé à l'ancien premier ministre Wilfried Martens de faciliter la transition après le départ d'Herman Van Rompuy pour l'Europe. Il l'a tout particulièrement chargé de définir une procédure pour la négociation institutionnelle.

Après avoir reçu vendredi matin le premier ministre Herman Van Rompuy, le Roi a reçu tout au long de la journée les présidents des cinq partis de la coalition fédérale. En début de soirée il a ensuite reçu l'ancien premier ministre Wilfried Martens.

Selon le communiqué du palais, « le Roi a chargé Monsieur Martens de la mission d'accompagner une transition rapide et efficace. Cette mission comprend en particulier la définition d'une procédure pour la négociation de problèmes institutionnels. »

M. Van Rompuy devrait prendre ses fonctions à l'Europe le 1er janvier prochain. Cela donne un peu de mou au gouvernement pour lui trouver un remplaçant même si chacun dans la majorité s'accorde pour dire qu'il faut aller vite et qu'il n'est pas nécessaire de renégocier le programme gouvernemental.

Dès le début, le CD&V a dit que son candidat au poste de premier ministre était Yves Leterme, ancien premier ministre et actuel ministre des Affaires étrangères. Malgré tout, le retour de celui qu'on appelle « Monsieur 800.000 voix » ne semble pas si évident.

Selon certaines sources, ce recours à un intermédiaire serait dû la mauvaise perception de la personnalité d'Yves Leterme par les francophones. Dans certains partis, on fait remarquer qu'il s'agit plutôt d'un problème interne au CD&V qui ne ferait pas confiance à son propre candidat au poste de premier ministre pour résoudre les problèmes communautaires.

L'expression même de méthodologie fait penser aux multiples épisodes qui ont marqué la longue crise qui a suivi les élections de 2007.

M. Martens était à l'étranger d'où il est revenu ce vendredi soir. Il avait déjà été « explorateur » en décembre 2008, entre la démission du gouvernement Leterme et la nomination d'Herman Van Rompuy comme formateur.

(Belga)

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[188] citadine envoyer un message personnel dit le 23/11/2009, 12:16

bon moment
C'est le bon moment pour revenir à un peu de bon sens dans ce pays et pour faire comprendre aux extrémistes qu'ils nous cassent les pieds avec leur BHV: tout le monde a des difficultés face à la crise . C'est un problème de luxe pour pays nanti, mais comme les Flamands subissent la crise aussi, ils vont peut-être revenir sur terre et obliger la NVA à moins d'arrogance( ou du moins la marginaliser pour ce qu'elle est, une succursale sournoise du Vl.Blok/Belang.) Et le CDnV qui a toujours eu peur de son concurrent va peut-être avoir le courage de proposer une solution équitable, respectueuse des francophones. Je suis rassurée de voir qu'ils écoutent à nouveau leurs sages!!! Et puis, que les démocrates flamands s'expriment aussi: il est grand temps.

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[187] sacoche envoyer un message personnel dit le 22/11/2009, 22:49


La démolition de la Flandre devant les instances d'Europe n'a pas réussit très bien au FDF. Resultat = Un Flamand a la présidence, Maingain doit en être malade, terriblement malade. Mais il pourra toujours allez foutre la m... a Liège ou a Charleroi. Ça leurs manques la bas. Il va être reçu bras ouverts.

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[186] Aurore Dupin envoyer un message personnel dit le 22/11/2009, 15:38

Maintenant que Van Rompuy est président,
il ne reste plus qu'à espérer que quelques journalistes étrangers (excuses pour ce pléonasme) se renseignent sur le personnage, et donc, sur les circulaires Peeters, le Wooncode, la volonté d'inspecter en flamands des écoles francophones, le non respect des minirotés, les condamnation de la flandre fascisante par l'Europe.... j'attends avec impatience qu'un hebdo comme Marianne fouine un peu dans cette région...

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[185] samlampaert envoyer un message personnel dit le 22/11/2009, 13:54

www.belgiancivilwar.be
Refuser le recensement linguistique, refuser l'abolition de la frontière linguistique, propager la désinformation, entretenir les différences entre les communautés et vouloir passer en force au Parlement belge la scission BHV qui n'a pour objectif que d'enclaver Bruxelles et de définir la frontière d'un futur état autoproclamé, c'est plus que dangereux. Espérons que nos politiciens aurons aujourd'hui l'audace du bon sens et le courage de la tolérance pour calmer le jeu, revenir en arrière et plus tard un peu d'imagination pour aller vers un système helvétique par exemple. C'est LE bon moment, sinon danger !

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[184] taratata envoyer un message personnel dit le 22/11/2009, 13:50

BHV ? Non, BXL !
La marche flamande sur Bruxelles se poursuit, BHV n'est qu'une étape. L'objectif final c'est récupérer BXL au profit exclusif de la Flandre, transformer la Belgique en république de Vlaanderen dans laquelle les wallons - qui sont du caca, comme on le rappelle souvent sur les bords des terrains de foot - seront tolérés et bénéficierons de facilités mais ils seront également libres de rejoindre la France - ce sera une charge en moins pour Moeder Vlaanderen. Le rôle de Martens dans tout ça est d'endormir les francophones. Pour le PS, c'est déjà fait puisqu'il est prêt à négocier la scission de BHV contre, ... contre, ... contre quoi déjà ...? Ah oui, le maintien de Laurette à la sécurité sociale. Et pendant combien de temps ? Avec quelle garantie ?

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[183] bassist envoyer un message personnel dit le 22/11/2009, 12:46

Un autre planète?
Et Tindemans? Le Roi à oublié Tindemans pour déminer les problèmes. Ca serait encore plus ridicule que de nommer Martens. Scinder BHV? BHV consiste de 19 communes du Rand et 35 communes Flamandes. Ou est la logique? Scinder c'est tout à fait logique - et constituionelle. Et tout ce blabla comme excuse de pas résoudre les vraies problèmes sera fini.

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[182] Frans Quillon envoyer un message personnel dit le 21/11/2009, 22:08

@[181] mosquito
des membres flamands ont déclaré qu'ils étaient prêts à se rallier à tout système qui respecte à la fois l'égalité linguistique entre Flamands et Wallons dans les services centraux de l'État et l'unilinguisme régional dans les services locaux. Mais cette partie du projet a rencontré des résistances de certains membres wallons de la Chambre (…) " (Le Moniteur, Rapport de la section centrale de la Chambre, 28 juin 1932).

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[181] mosquito envoyer un message personnel dit le 21/11/2009, 20:48

@ popp 63
merçi de vos réactions. En guise de conclusion: si nos politicards étaient comme vous et moi, ils pourraient s'occuper de choses sérieuses. Bon week-end

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[180] mosquito envoyer un message personnel dit le 21/11/2009, 20:30

@ Frans Quillon
Je cite une phrase extraite de l'article " Un jour la Belgique a râté le train du bilinguisme" publié dans la Libre du 6 janvier 2003: citation" Les francophones estiment que le bilinguisme étendu à tout le pays représente une concession trop importante" /// Je serais surpris que La Libre ait adapté sa version pour les besoins de la cause. Il faut en conclure que le mouvement flamand de l'époque était partisan du bilinguisme. A cette époque la justice et l'enseignement supérieur en flandre étaient unilingues francophones ( sauf la justice de paix )

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[179] popp63 envoyer un message personnel dit le 21/11/2009, 19:50

@ [178] mosquito
Nous regardons cette situation de 1932 avec nos yeux de 2009 alors qu'il faudrait se remettre dans les conditions de vie journalières des gens de l'époque. D'accord avec vous, cette proposition était certainement très audacieuse. Mais malheureusement trop en avance sur son temps. Lorsque les 2 peuples étaient unifiés autour de leur langue, elle avait toute son utilité. Contrairement à vous, je crois qu'il n'est jamais trop tard. Il manque absolument de "ponts" entre les communautés. On ne construit plus de ponts, on construit des murs là ou les autres pays les abattent !!

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[178] Frans Quillon envoyer un message personnel dit le 21/11/2009, 19:44

@[172] mosquito
Vous pensez sérieusement que le mouvement flamand aurait accepté ce bilinguisme? De plus, j'imagine que vous voulez parler de 1932. Et bien ce projet de Belgique bilingue ne concernait que les services centraux de l'état (comme justice, etc...) et pas du tout les services locaux (des provinces jusqu'aux communes). Et cela à été rejeté par les francophones...et les néerlandophones. Evidemment peut-etre qu'a l'époque les gens plus en vue était francophones et on a mis ça sur notre dos.

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[177] mosquito envoyer un message personnel dit le 21/11/2009, 19:32

@ ( 177 ) popp63
Vous oubliez que la moitié du travail était déjà fait à l'époque: la justice, l'administration et l'enseignement supérieur etaient partiellemnt bilingues voire même unilingues francophone en flandreToutefois je suis d'accord sur le degré de complexité de l'opération. Mais ce n'est pas une raison pour s'opposer à un bilinguisme complet. De toute façon on a râté le coche depuis longtemps et ce n'est aujourd'hui plus qu'un rêve utopique.

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[176] popp63 envoyer un message personnel dit le 21/11/2009, 19:12

@ [172] mosquito
Mais de quel bilinguisme parlez-vous ???? En 1932, nombre de wallons n'avaient pas encore fait du français leur langue usuelle. Les flamands qui venaient à l'époque travailler dans les usines ou dans les mines en Wallonie apprenaient d'abord à parler la langue des autres ouvriers qui était le wallon. Même après-guerre les Italiens apprenaient souvent d'abord le wallon. Et en Flandre l'Algemeen Beschaafd Nederlands était aussi très loin d'unifier les gens. Je me demande d'ailleurs comment en 1932 vous alliez fabriquer de bons bilingues avec des gens qui souvent au mieux quittaient l'école à 14 ans !!!

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[175] mosquito envoyer un message personnel dit le 21/11/2009, 18:31

@ 173 -jojoséphine
Petit détail sur fourons: la frontière linguistique a aussi été tracée en fonction de critères politiques : on a mis les fourons en flandre car majorité CVP-PSC, par contre on a mis comines en wallonie car majoritairement socialiste. Mais aussi par des critères capitalistes: on a mis mouscron en wallonie, mais on conservé les tapisseries depoortere et la briqueterie koramic en flandre. Les enclaves wallonnes en flandre et vice-versa sont des hérésies géographiques.

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[174] mosquito envoyer un message personnel dit le 21/11/2009, 18:23

@ ( 171 ) lulu
Vous réduisez l'histoire de la frontière linguistique à sa plus simple expression: avant Harmel, la frontière était fixée par recensement linguistique. Harmel s'est vu confronté au refus du recensement par quelque 300 bourgmestres flamands . La flandre et la wallonie ont chacune proposé une frontière et l'on a fixé le tracé (provisoirement )définitif dans la médiane des deux propostions. Ce tracé sera profondément revu lors de l'instauration du dualisme que beaucoup confondent avec fédéralisme.

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