Di Rupo juge « excessifs » les propos d’Eerdekens
Rédaction en ligne
mardi 23 mars 2010, 09:59
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Quelques jours après avoir traité le ministre wallon Philippe Henry de « nul parmi les nuls », Claude Eerdekens (PS) critique à nouveau Ecolo, qu’il qualifie de « parti stalinien à l’organisation militaire et despotique ». Elio Di Rupo condamne ces propos « excessifs ». Ecolo refuse de réagir pour l’instant.
© A Dewez
Le président du Parti socialiste, Elio Di Rupo, a condamné les propos « excessifs » de Claude Eerdekens. « Je n’approuve pas les propos excessifs de qui que ce soit, et en particulier des membres du PS. J’aurai un contact avec lui pour que son attitude soit beaucoup plus constructive », a dit M. Di Rupo sur les ondes de Bel-RTL. « Je connais bien le ministre Henry. Je sais qu’il fait le maximum, il fait du mieux qu’il peut », a poursuivi M. Di Rupo. Pour le président du PS, la difficulté, c’est l’équilibre entre l’emploi et l’environnement. « Nous devons faire le maximum pour créer de l’activité et de l’emploi », a-t-il insisté.
Eerdekens : « Henry est un soldat qui applique l’écologie radicale »
« De manière consciente ou non, Henry est un soldat qui applique l’écologie radicale. S’il continue ainsi, c’est la catastrophe annoncée pour l’économie wallonne. Dans ce cas-ci, il a été nul, même si je le tiens pour un homme intelligent. Vous savez, chez Marcourt, on désespère. Je crois que j’ai simplement dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas », estime le député wallon et bourgmestre d’Andenne, Claude Eerdekens, dans les journaux du groupe Sud Presse.
Celui-ci n’entend nullement mettre ses critiques en sourdine au motif que son parti est en coalition avec les écologistes à la Région et la Communauté. « Si être dans la majorité, c’est la fermer en sachant qu’on ne fait pas ce qu’il faut au gouvernement, je dis non. Moi, je veux bien entendre les revendications environnementales, mais l’important, c’est l’emploi ! », martèle-t-il. Le député-bourgmestre exhorte Ecolo à ne pas « bloquer la société wallonne au nom de l’intégrisme vert ». « On paye déjà aujourd’hui la présence d’Écolo entre 99 et 2003-2004 avec la libéralisation ratée du marché de l’électricité. Je ne veux pas qu’on repasse les plats… », conclut-il.
Ecolo ne souhaite pas réagir
De son côté, Ecolo ne souhaite pas réagir pour l’instant aux déclarations du parlementaire. Une réaction sera communiquée après l’entrevue entre celui-ci et Elio Di Rupo, a indiqué un porte-parole à l’agence Belga.
(belga)
