Eerdekens pose un geste d'apaisement
Rédaction en ligne
mardi 23 mars 2010, 18:57
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Claude Eerdekens a demandé que les questions qu'il devait adresser à Philippe Henry soit transformées en questions écrites, pour calmer le jeu après la polémique née de ses propos sur le ministre wallon Ecolo. Insuffisant de la part du PS, juge Bernard Wesphael.
© Dominique Rodenbach
Le député-bourgmestre d'Andenne, Claude Eerdekens (PS), a demandé que les questions qu'il devait encore poser au ministre Philippe Henry en Commission du parlement wallon mardi après-midi soient transformées en questions écrites. Il entend de la sorte poser un geste d'apaisement après la polémique née de ses propos sur M. Henry.
J'ai voulu manifester qu'après une expression un peu vive de ma part, il fallait continuer à travailler, a-t-il expliqué.
M. Eerdekens a par ailleurs eu un entretien avec le président du PS, Elio Di Rupo, dont il n'a pas voulu révéler la teneur.
L'entretien a été très courtois, s'est-il contenté de préciser.
M. Eerdekens a fait un geste d'apaisement. Le PS est et reste un partenaire fiable. L'incident est clos, a expliqué de son côté la chef de groupe socialiste au parlement wallon, Isabelle Simonis.
Selon elle, il y a des règles et des étapes à respecter au sein d'un groupe parlementaire: d'abord un débat au sein du groupe, ensuite une concertation avec les autres groupes de la majorité. Et le député ne les a pas respectées dans ce cas-ci.
Elle se refuse toutefois à parler de rupture de confiance. L'acte essentiel, c'est la continuation du soutien à l'action gouvernementale et je n'ai entendu aucun commentaire allant dans un sens contraire, a-t-elle fait remarquer.
Mme Simonis ne veut pas non plus utiliser les mêmes qualificatifs que son député à propos des Verts. Croyez-vous que j'aurais voté la Déclaration de politique régionale s'il y avait un parti intégriste autour de la table? , a-t-elle demandé.
Au siège du PS, on ne faisait pas de commentaire et on mettait en avant le geste d'apaisement de M. Eerdekens. On confirmait l'entretien entre le député et le président Elio Di Rupo. Le parti socialiste en appelle maintenant à revenir à un débat constructif au sein de la majorité.
Aujourd'hui, l'élément le plus positif dans le cadre des propos injurieux du député Eerdekens c'est que le groupe socialiste, clairement, ne les cautionne pas et qu'il admet que cela fragilise l'ensemble de l'action gouvernementale, a répondu le chef de groupe Ecolo, Bernard Wesphael.
Il ne se montre toutefois toujours pas satisfait. Je trouve ça un peu court. Il est important qu'au-delà de l'expression du groupe PS, le parti tout entier exprime sa désapprobation, a-t-il dit.
(D'après Belga)
