Antoine déplore « l’attitude communautaire » de Schouppe
Rédaction en ligne
mercredi 24 mars 2010, 15:26
s'abonner
Le ministre wallon en charge de la politique aéroportuaire, André Antoine, a dénoncé « l’attitude communautaire » du secrétaire d’État à la Mobilité, Etienne Schouppe, dans la gestion du dossier Belgocontrol.
Le Soir (Roger Milutin)
Il a déploré que le secrétaire d’État se préoccupe uniquement des difficultés financières de Belgocontrol et de la problématique des rémunérations des prestations par les aéroports régionaux.
« Si le Secrétaire d’État à la Mobilité devait poursuivre dans cette voie, cela aura entre autres pour conséquence d’entraver le bon développement de Liege Airport qui est, pour rappel, le seul et unique aéroport wallon de fret concurrent de Zaventem », a expliqué André Antoine.
Pour André Antoine, « il est erroné de prétendre que l’état des finances de Belgocontrol serait lié à la bonne santé des aéroports régionaux ». Il a souligné que le déficit de Belgocontrol est, en partie, lié aux mauvais résultats de l’aéroport de Zaventem et à l’absence d’indexation des tarifs des prestations fournies.
Le ministre wallon rappelle que si, conformément à l’accord de coopération, Belgocontrol assure à ses frais, la sécurité du trafic aérien des aéroports et aérodromes publics régionaux en ce qui concerne les heures d’ouverture, l’équipement disponible et l’effectif en personnel, le surplus est assuré par la Région. « Entre 2005 et 2009, 19.906 millions d’euros ont été payés par la Région à Belgocontrol.
Pour 2010, cinq millions d’euros sont prévus au budget régional, afin de rémunérer les services prestés par les contrôleurs aériens », a expliqué André Antoine.
« Il s’agit bien ici d’un problème budgétaire d’une entreprise publique relevant de l’État fédéral. Une intervention financière de la Région wallonne ne peut être envisagée en vue de couvrir le déficit budgétaire d’un organisme dépendant de l’Autorité fédérale », a remarqué le ministre Antoine.
Le ministre wallon estime aussi qu’il est erroné de prétendre que l’accord de coopération de 1989 entre le Fédéral et la Région devrait être revu pour cadrer avec les obligations européennes, car ce sont exclusivement les modalités de financement des prestations gratuites, décidées par l’État fédéral sans qu’il en soit fait mention dans l’accord de coopération, qui seraient remises en cause par la législation européenne.
(D’après Belga)
