Inter-Environnement déçue par Javaux

Rédaction en ligne

jeudi 25 mars 2010, 13:34

Inter-Environnement Wallonie, que l’on dit pourtant proche des verts, se dit déçue des propos « édulcorés » tenus par le co-président d’Ecolo Jean-Michel Javaux dans « Le Soir ».

Inter-Environnement déçue par Javaux

©Piraux

Dans un article publié sur son site internet et signé de son attaché de presse Pierre Titeux, la fédération d’associations de défense de l’environnement reproche à Jean-Michel Javaux de tenir un discours édulcoré pour ne pas choquer.

IEW, que l’on dit pourtant proche des Verts francophones, épingle un entretien accordé par M. Javaux au Soir dans lequel il explique qu’il ne sera pas « porteur de politique de rupture », qu’il privilégie la « stratégie des petits pas » et qu’il refuse « d’être de nouveau le missionnaire ou l’éclaireur écologique ».

« Qu’un parti, qui plus est se voulant de gouvernement, soit contraint d’adapter son programme aux contraintes de la réalité et du compromis, on peut le comprendre sinon l’accepter. Mais que ce parti édulcore son discours pour ne pas choquer, qu’il renonce à ‘porter seul des projets qui sont ressentis comme étant contre la population’ alors même qu’ils devraient être au coeur de son combat, cela devient plus contestable voire condamnable », écrit M. Titeux.

Or, aux yeux de la fédération, la politique de rupture constitue précisément la spécificité de l’enjeu environnemental. Même le président français Nicolas Sarkozy l’a reconnu, fait remarquer M. Titeux.

« Ecolo semble quant à lui renoncer à ses priorités écologiques et à ses choix de société novateurs afin de soigner son image de parti honorable et de gestionnaire responsable. Dont acte. Reste à savoir si le dividende électoral que le Maréchal Javaux escompte de l’opération sera à la hauteur de ses espérances », dit-il encore.

D’après lui, Ecolo était le seul parti à défendre les préoccupations environnementales en les inscrivant dans une réflexion sociale globale. S’il les met en sourdine, il laisse aux associations et aux partis à la marge le soin de le faire. Et la dichotomie entre les « extrémistes soi-disant déconnectés du réel » et les politiques soi-disant « garantes de choix raisonnables » et s’en trouvera renforcée.

« Cela conforte en tout cas la nécessité d’un mouvement associatif vigoureux et combatif, capable de rappeler aux politiques le nez dans le guidon de la gestion du quotidien que gouverner, c’est prévoir et que c’est l’action (radicale !) d’aujourd’hui qui évitera les catastrophes environnementales, économiques et sociales de demain », conclut l’article.

(Belga)

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