Sécurité du rail : « La Belgique rattrapera la Suisse »

Rédaction en ligne

lundi 29 mars 2010, 20:10

Si la Suisse est un exemple à suivre en matière de sécurité du rail, le système adopté n’est pas susceptible de l’améliorer davantage, a souligné le patron d’Infrabel devant la commission spéciale Buizingen.

Sécurité du rail : « La Belgique rattrapera la Suisse »

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La sécurité du réseau ferroviaire suisse est certes un exemple à suivre, mais le système européen pour lequel Berne a opté n’est pas susceptible de l’améliorer davantage, a souligné lundi le patron d’Infrabel Luc Lallemand devant la commission spéciale sécurité du rail, dont plusieurs membres étaient de retour d’une mission d’études menée dans ce pays la semaine dernière.

Plusieurs députés s’étaient étonnés de voir la Suisse réussir le passage au système européen de freinage automatique ETCS en 4 à 5 ans, alors que la Belgique « prenait du retard ». Répondant à ces interrogations, l’administrateur délégué du gestionnaire du réseau ferroviaire Infrabel, Luc Lallemand, a précisé que la version « ETCS1 LS » pour laquelle a opté la Suisse était une version limitée, dont l’homologation d’ailleurs n’est pas encore acquise. Cette version permet certes d’améliorer l’interopérabilité avec les réseaux ferroviaires des pays voisins, mais pas le niveau de sécurité, a-t-il observé.

La Belgique, pour sa part, a opté pour la version plus performante ETCS2, qui prendra plus de temps à être mise en oeuvre (100 pc de couverture d’ici 2030), raison pour laquelle elle a choisi entre-temps la version moins performante TBL1+.

Du fait de l’accélération annoncée de la mise en oeuvre de ce système (100 pc du réseau en 2014 et 100 pc des trains dès 2013), la Belgique assurera d’ici quelques années un taux de couverture du risque supérieur à la Suisse, a estimé M. Lallemand.

(Belga)

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