27.000 emplois laissés en rade en 2009

Rédaction en ligne

mardi 30 mars 2010, 06:40

Malgré la crise, on manque d'infirmiers, de pâtissiers, de professeurs ou de géomètres. Et pourtant, en 2009, 27.000 offres n'ont pas trouvé preneur. L'opération « SOS emploi » dans Le Soir

27.000 emplois laissés en rade en 2009

Belga

La crise de l'emploi est une réalité en Belgique, on le sait. L'an passé, 23.000 personnes ont perdu leur job et les prévisions pour cette année font état de dégâts… doublés, avec 46.000 pertes d'emploi selon le Bureau du Plan.

Et pourtant, il y a un paradoxe énorme : en 2009, 27.000 offres n'ont pas trouvé preneur (21.500 en Wallonie, 5.500 à Bruxelles).

Les explications sont multiples : travail trop pénible, salaires trop bas, qualification trop faible des demandeurs, mais aussi discrimination à l'embauche ou méconnaissance des langues.

Et les métiers « critiques » sont différents selon les régions. En Wallonie, on cherche, notamment, des infirmiers, des chefs de chantier, des pâtissiers ou des géomètres. À Bruxelles, on cherche des instituteurs, des professeurs de langue, des menuisiers et des garçons de café.

Le phénomène, en fait, n'est pas neuf, mais on pensait qu'il allait se réduire avec la crise, mais ce n'est pas le cas.

À qui la faute ? Aux candidats ou aux employeurs ? La réalité est complexe : les premiers se plaignent d'un manque de considération, les seconds d'un… système de chômage trop favorable.

En attendant, les agences pour l'emploi mettent le paquet, avec des formations ciblées sur les métiers où l'on constate de grosses pénuries.

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