La chasse aux oeufs est ouverte
Rédaction en ligne
dimanche 04 avril 2010, 11:22
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Les enfants sont à la fête, ce dimanche ! Pâques rime avec oeufs en chocolat noir, blanc ou au lait, sous les toutes les formes. Une tradition chrétienne qui marque la rupture du carême.
Archives AP
Les chrétiens fêtent Pâques qui commémore la résurrection du Christ, l’un des événements essentiels de la foi des catholiques, protestants et orthodoxes et pour tous une fête joyeuse après le temps de méditation du carême.
Il y a généralement deux dates de Pâques chez les chrétiens : l’une pour les catholiques et protestants, l’autre pour les orthodoxes parce que les premiers suivent le calendrier grégorien (celui du pape Grégoire XIII – 1502-1586) et les orthodoxes le calendrier julien (celui de Jules César) plus proche du calendrier lunaire.
Dans les deux cas, Pâques est célébrée le dimanche qui suit la première pleine lune après le début du printemps. Cette année, les deux calendriers concordent, comme en 2007.
Pâques est la principale fête de la liturgie chrétienne, point d’orgue d’une semaine entamée avec l’entrée du Christ à Jérusalem (dimanche des Rameaux), son arrestation, son procès, sa mort sur la Croix (vendredi saint) et sa résurrection (dimanche).
Pâques est une « fête d’obligation », c’est-à-dire que les chrétiens ont « obligation » d’assister à la messe. C’est durant la soirée du samedi – la vigile pascale – qu’ont lieu les baptêmes d’adultes (2.903 chez les catholiques cette année).
Les célébrations (messes et veillées de prière) sont à peu près les mêmes pour les trois religions, sauf pour le chemin de croix du vendredi qui n’existe pas pour les protestants. On assiste par ailleurs à un renouveau des chemins de croix, qui rappellent la montée du Christ au Golgotha.
Pâques marque également la fin du carême, qui n’est plus très sévère : les catholiques ne jeûnent plus que le mercredi des Cendres (jour du début du carême) et le vendredi saint, alors qu’autrefois on « faisait maigre » pendant 40 jours.
La tradition reste toutefois bien ancrée : on continue à manger et à offrir des oeufs parce que l’Eglise les interdisait (tout comme la viande) en temps de carême. Et les enfants vont dans les jardins à la recherche des oeufs que les cloches ont rapportés de Rome (du jeudi soir au dimanche de Pâques, les cloches se taisent en signe de deuil).
La fête chrétienne de Pâques découle de la Pâque juive (Pessah), qui commémore le moment où les Juifs sont sortis d’Egypte et où Moïse a reçu la Torah sur le Mont Sinaï.
C’est surtout une fête privée, marquée notamment par un repas (le seder) au cours duquel on mange du pain azyme (sans levain) et des « herbes amères ». Le pain azyme signifie que les Juifs sont partis si vite d’Egypte qu’ils n’ont pas eu le temps de faire lever le pain et les « herbes amères » font référence à la rigueur de l’esclavage au pays des pharaons.
C’est pour fêter Pessah – qui signifie le « passage » – que Jésus était venu à Jérusalem. La Pâque juive dure une semaine. Cette année, elle est fêtée depuis lundi soir.
(d’après AFP)
