Une ambassade belge à Bruxelles qui coûte cher
Rédaction en ligne
jeudi 08 avril 2010, 09:06
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Le déménagement de la représentation belge auprès de l’Union européenne a engendré des coûts importants. Imposé par Karel De Gucht, le choix est contesté. Comme, entre autres, celui de l’ambassade de Tokyo, inaugurée ce jeudi.
Le 61-63 rue de la Loi, choix controversé © D Rodenbach - Le Soir
La représentation permanente (RP) de la Belgique auprès de l’Union européenne aurait coûté cher et les choix de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, à ce sujet notamment, suscitent la controverse, selon les informations recueillies par Le Soir.
Tout commence avec la révélation de l’histoire controversée du consulat général de Belgique à Marseille. Des diplomates informent Le Soir qu’un autre dossier pose question : celui du déménagement de la représentation permanente de la Belgique auprès de l’UE en 2006. Au départ, la RP belge était située au rond-point Schuman, mais les locaux se sont ensuite révélés trop exigus. Fin 2004, l’administration retient donc trois immeubles en vue d’un déménagement : un situé rue Belliard et les deux autres rue de la Loi.
Karel De Gucht, le ministre des Affaires étrangères à l’époque, opte finalement pour un des bâtiments situés rue de la Loi, mais des trois locations, c’est la plus chère. Or, le comité de direction des Affaires étrangères et le conseil des ministres le suivent et un bail de 20 ans est signé.
Le bâtiment se révèle vite trop petit. De plus, « le déménagement fut un désastre en termes de timing et de travaux », sans parler du coût énergétique, rapporte un diplomate. Le sujet est délicat. Jan De Bock, l’ambassadeur de l’époque auprès de l’UE, refuse tout commentaire.
Milan, Marseille, Saint-Pétersbourg, Astana (Kazakhstan) : d’autres choix de l’ex-ministre des Affaires étrangères suscitent également la controverse. Parmi eux également la nouvelle ambassade de Tokyo, qui doit être inaugurée ce jeudi par Yves Leterme et Steven Vanackere. Une affaire vieille de 20 ans réglée en quelques mois par Karel De Gucht. Le cas par cas semble avoir dominé sous son mandat aux Affaires étrangères, plutôt qu’une vision globale de la gestion de nos ambassades. Un diplomate nous confie : « De Gucht n’avait pas l’art de partager ce genre de décision… »
