Réactions aux vases communicants scolaires
Rédaction en ligne
lundi 12 avril 2010, 15:51
Pour la Fédération des Etudiants Libéraux (FEL), les projets de la ministre de l’Enseignement obligatoire vont l’amener dans un futur très proche à diriger un enseignement ou toutes les écoles seront pauvres et défavorisées. De même, le Comité des Elèves Francophones (CEF) dénonce de nouvelles coupes dans les budgets des écoles et revendique, comme la FEL, un refinancement global de l’enseignement.
Les étudiants libéraux affirment être tombés des nues en apprenant les projets de Marie-Dominique Simonet et se disent choqués et inquiets.
Ils affirment qu’il n’y a pas d’écoles riches en Communauté française, seulement des écoles moins pauvres que d’autres, et que cette initiative va noyer celles qui maintiennent la tête hors de l’eau. Qui plus est, les écoles dites favorisées sont déjà mises à contribution via l’accueil d’élèves provenant d’écoles défavorisées, en vertu du décret Inscriptions, ajoutent-ils.
En procédant de la sorte, la ministre arrivera, dans un futur très proche, à diriger un enseignement ou toutes les écoles seront pauvres et défavorisées, affirment encore les étudiants libéraux.
Le Comité des élèves francophones regrette lui aussi les mesures envisagées et préfère parler d’écoles « moins pauvres » que d’« écoles riches ». La ministre se présente en Robin des bois mais n’est finalement qu’une descendante du Prince Jean prenant aux pauvres par peur de devoir encore ouvrir sa propre bourse, affirme ce Comité regroupant des élèves de l’enseignement secondaire.
« C’est d’un refinancement global de l’enseignement que l’on a besoin », clame aussi le Comité.
(belga)