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COPPI,DAVID;BELGA
jeudi 22 avril 2010, 11:17
De Croo arrivant au bureau de parti (Belga)
Les libéraux flamands se réunissent ce jeudi matin pour avaliser ou non un nouvel agenda sur BHV. S’ils devaient refuser, le gouvernement n’y survivrait sans doute pas.
Le couple royal devait se rendre à Visé jeudi matin. Le roi Albert II a décidé d’annuler sa visite en raison de la situation politique actuelle, a confirmé Guy Jolly, le porte-parole de la Ville de Visé à l’agence Belga.
« La visite n’est cependant pas annulée et le programme est maintenu puisque la reine Paola est présente », a tenu à préciser Guy Jolly.
(Belga)
Elément important dans la balance : mercredi, patrons et syndicats ont demandé que le gouvernement reste en place et que la chance de déboucher sur un accord soit saisie par les négociateurs. Les libéraux flamands y resteront-ils insensibles ?
Quoi qu’il en soit, il a donc été convenu de poursuivre les négociations sur BHV ce jeudi après la séance plénière de la Chambre où Yves Leterme fera une brève déclaration. Cette dernière, dit-on, sera peu précise sur le contenu mais indique la volonté de poursuivre les négociations.
Certaines sources font également état du fait qu’au-delà d’un agenda, c’est un « véritable cadre dans lequel on va négocier » qui a été mis sur la table mercredi soir.
Tous les projecteurs sont donc dirigés sur le bureau politique de l’Open VLD de ce jeudi matin convoqué par son président Alexander De Croo. Mais vers une heure de matin, cette nuit, les libéraux flamands parlaient déjà de « rupture de confiance, comme il n’y a pas d’accord sur une solution négociée pour BHV ». Cela promet !
La réunion des présidents des partis de la majorité et des verts s’est terminée mercredi aux alentours de minuit. Les négociateurs disent vouloir prolonger leurs discussions de plusieurs jours. Ils ont planifié un nouvel agenda en ce sens.
Mercredi, vers 23 heures, les présidents des cinq partis de la majorité et des Verts étaient toujours réunis avec le premier ministre Yves Leterme pour tenter de trouver une solution au dossier BHV. Des rumeurs ont circulé faisant état du fait que l’Open VLD accepterait de reporter son ultimatum mais cette information a été formellement démentie chez les libéraux flamands.
Il y aurait eu une longue interruption des discussions pour permettre au président de l’Open VLD, Alexander De Croo, de consulter des personnalités de son parti et voir s’il est possible d’accepter un report de l’ultimatum qui expire jeudi après-midi à l’heure des questions à la Chambre.
On négocie maintenant tant sur le fond que sur un calendrier, indiquait-on à bonnes sources. Certains ajoutaient : « C’est un signe plutôt positif ».
Chez les libéraux flamands on démentait formellement les rumeurs faisant état du fait que l’Open VLD pourrait accepter un report de son ultimatum jusqu’à la semaine prochaine. Le parti a réitéré mercredi qu’il voulait une solution dans le dossier BHV pour jeudi après-midi. « Sinon, le gouvernement aura un gros problème », dit-on depuis plusieurs semaines à l’Open VLD.
Alexander De Croo estime donc qu’il y a rupture de confiance au sein de la majorité. Il réunit un bureau de son parti ce jeudi matin à la Chambre. Il semble donc bien que l’Open VLD doive y décider de quitter Leterme II sauf à désavouer son président.
On ne sait pas si le premier ministre Yves Leterme lira finalement sa déclaration au parlement jeudi après-midi. Mais les quatre partis restant de la majorité ont clairement manifesté la volonté de poursuivre la négociation tout comme les Verts.
Tous les partis, dit-on, ont tenté jusqu’au bout de convaincre Alexander De Croo d’accepter de poursuivre les négociations mais rien n’y a fait. Il était en tout cas certain dans la nuit de mercredi à jeudi que l’Open VLD quittera seul le gouvernement. Il semble qu’à un moment donné les libéraux flamands ont espéré que le MR les suivrait mais sur ce point le président du MR Didier Reynders a été clair : il n’en est pas question.
Sans l’Open VLD, le gouvernement dispose encore d’une majorité, à savoir 76 sièges sur 150 à la Chambre. Certes, mais dans ce cas la situation serait difficile en raison du déséquilibre linguistique. Il y aurait en effet trois partis francophones (libéraux, socialistes et centristes) pour un seul parti flamand néerlandophone (les chrétiens-démocrates).
Le SP.A ne compte pas dépanner le gouvernement fédéral si l’Open VLD se retire, a souligné jeudi dans De Morgen Bruno Tobback, le chef de groupe à la Chambre. Les socialistes flamands sont dans la majorité au gouvernement flamand et dans l’opposition au fédéral.
Les partis francophones ont eu un contact entre eux avant la réunion avec les partis flamands.
Tous les partis semblent vouloir éviter la chute mais le coup de poker de l’Open VLD met incontestablement le gouvernement en danger.
« Ce serait catastrophique dans la situation économique et sociale actuelle et à la veille de la présidence belge », notait-on dans un des partis.
Une thèse soutenue par les partenaires sociaux qui ont lancé un appel mercredi au gouvernement pour qu’il trouve une solution.