BHV : ce qu’en pensent les éditorialistes flamands
Rédaction en ligne
jeudi 22 avril 2010, 10:14
Entre l’échec du démineur et le refus de reporter les discussions, le ton des éditorialistes flamands du « Morgen », du « Standaard » et du « Laatste Nieuws » n’est pas à l’optimisme.
Dans son édito titré « deadline », Yves Desmet (De Morgen) estime que les chances pour le Premier ministre Yves Leterme d’arriver à un accord négocié sur la scission de BHV pour la séance au Parlement cet après-midi deviennent quasiment inexistantes. Sauf miracle. Un miracle auquel ne croit plus beaucoup Bart Sturtewagen (De Standaard), qui s’inquiète de constater que même Jean-Luc Dehaene n’a pas réussi à désamorcer la bombe BHV. Mais selon l’éditorialiste, le démineur n’est pas à blâmer.
L’éditorialiste du Morgen pointe, lui, Didier Reynders, à qui il reproche de vouloir recommencer un nouveau cycle de réunions alors que la « deadline » actuelle a déjà été maintes fois retardée. Un avis partagé par Luc Van der Kelen (Het Laatste Nieuws), qui déplore que Reynders demande encore deux semaines de discussions alors que nous sommes à 1.047 jours de crise BHV. L’éditorialiste de HLN cible également Onkelinx, l’accusant de se cacher derrière Maingain. Yves Desmet explique dans le Morgen la position du MR : selon lui, une scission de BHV serait trop difficile à avaler pour Reynders et Maingain, car la perte électorale serait plus forte pour eux. De toute façon, selon Bart Sturtewagen, retarder l’échéance n’augmentera pas les chances d’un accord : trop d’occasions ont été manquées par le passé.
Pour l’éditorialiste du Standaard, l’échéance de la présidence belge de l’Union européenne doit être le dernier des soucis – la honte on fera avec. Bart Sturtewagen regrette que ce conflit fasse ressortir le pire de « chacun de nous ». « Nous devenons des caricatures de nous-mêmes », constate-t-il, précisant une dernière fois : « Qui pour nous sortir du marais si même Dehane n’y est pas parvenu. » En conclusion, Yves Desmet s’interroge : « mini-crise », procédure en conflit d’intérêt pour gagner du temps ou chute du gouvernement et retour aux urnes, « tout reste possible ».