Lambertz : la situation est « très, très grave »
Rédaction en ligne
jeudi 22 avril 2010, 18:50
Le ministre-président germanophone Karl-Heinz Lambertz regrette que la démarche de la Communauté germanophone n’ait pas permis de dégager une solution.
(Belga)
Le ministre-président germanophone, Karl-Heinz Lambertz, a dit jeudi regretter à titre personnel que la démarche de conflit d’intérêts engagée par la Communauté germanophone afin de donner du temps pour dégager une solution à propos de BHV n’ait pas permis d’aboutir à un résultat dans le délai annoncé.
M. Lambertz est d’autant plus déçu que la décision enclenchant le conflit avait été difficile à prendre pour les Germanophones, qui n’entendaient pas prendre position dans le conflit communautaire. Par ailleurs, le ministre-président est “un peu étonné” de la réaction de Jean-Luc Dehaene: il ne s’attendait pas à sa sortie mais ses déclarations de mardi annonçaient quelque chose de plus conflictuel que pressenti.
La situation est “très très grave” pour la Belgique, avec une crise gouvernementale qui deviendra crise de régime si les choses continuent, et cela à la veille de la présidence européenne, après les longues tergiversations institutionnelles et la crise financière, a noté M. Lambertz. Pour sortir de la situation, il ne voit qu’un compromis dans lequel chacun est prêt à se mouiller, sans qu’il y ait un perdant et un gagnant. Mais selon lui, on aboutira à un problème plus grave encore si on n’engage pas une profonde réforme institutionnelle, telle qu’évoquée lorsqu’il avait joué le rôle de médiateur gouvernemental de juillet à septembre 2008.
Pour l’instant, le système institutionnel permet aux Communautés et Régions de ne pas être affectées par la situation, a-t-il encore fait remarquer, regrettant aussi que la démarche constructive de fédéralisme coopératif n’ait pas été poursuivie.
(Belga)